‹ Contribution à l'Étude des Cycles Estraux Dits 'Courts' Explorations Fonctionnelles par l'HormocytogrammeChapitre 27 sur 53 · CYTO-DIAGNOSTIC NOM NUMERO D'ORDRE | DIAGNOSTIC-CLINIQUE · texte numérisé non relu

CYTO-DIAGNOSTIC NOM NUMERO D'ORDRE | DIAGNOSTIC-CLINIQUE

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Syndrome douloureux de l'ovulation avec hémorragie de rupture folliculaire du type Allendie.

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et 12° jours une violente crise algique assez courte, quand il s'écoule dans le Douglas.

Dans les cycles courts, ce phénomène se déroulant à une période plus précoce, peut faire penser à un accident chirurgical (torsion de kyste de l'ovaire, appendicite..), si l'on n'est pas averti du type particulier du cycle (observation 18).

Le phénomène hémorragique :

Ce syndrome douloureux peut s'accompagner ou non d’hémorragie. Les diverses statistiques consultées établissent qu'on rencontre un petit écoulement sanguin dans 50 % des cas.

Les causes de cet écoulement sanguin ont suscité entre autres, deux théories opposées :

Pour ALLENDIE : Il s'agit de la rupture difficile, par suite d'épaississement, de l’épithélium de Balfour provoquée par une atteinte infectieuse, dysovarie, pathologie propre du follicule. Une partie des hématies suit l’ovule dans son périple tubaire, et on les retrouve sur les frottis vaginaux 24 heures après, groupées et lysées (schéma 6).

Pour HARTMANN : L’hémorragie a une origine endométriale, et elle constituerait Une menace de menstruation de privation. En effet, dans l'ovulation pathologique, on ‘rencontre souvent un acmen éosinophile, atteignant 90 à 95 % et correspondant à une sollicitation œstrogénique exagérée; dès rupture du follicule et installation du corps jaune fonctionnel, nous assistons d’ailleurs à une chute brutale des œstrogènes correspondant aux index Eo. et Ip. de cette époque. Cette chute provoque au niveau de l'endomètre une ébauche de processus menstruel d'élimination, d'où certains phénomènes locaux hémorragiques et nécrotiques amenant une petite hémorragie vite tarie par la mise en sécrétion ambo-hormonale du corps jaune.

Sur les lames de frottis, nous retrouvons, dans ce cas, des hématies plus nombreuses, isolées et intactes, ayant le même caractère que celles d’une menstruation réelle débutante (schéma 7).

Conclusion :

Dans nos observations, nous avons retrouvé cytologiquement les deux types de dysovulation hémorragique dont nous présentons les schémas. Naturellement, dans la pra-

tique, si certains cas sont nettement différenciés, d'autres sont par contre assez mixtes (observations 19 et 20).

2° DYSOVULATIONS GRAVES :

La littérature signale de graves hémorragies par absence d'hémostase après saignement; leur symptomatologie est semblable à celles de la rupture de grossesse ectopique. Dans nos cycles courts, cet incident se situe entre les ©° et 11° jours du cycle à une période où le diagnostic de grossesse extra-utérine paraît prématuré. Cette précision est d’ailleurs d’un intérêt limité, car dans les deux cas l'intervention chirurgicale peut s'imposer d'urgence.

Ovulation bloquée : « C'est le kyste folliculinique pur ». Le follicule de de Graaf a subi une évolution maximum sans se rompre; ses éléments gardant leur activité sécrétoire provoquent une fonction œstrogénique permanente, qui s'exprime sur l’hormocytogramme par un type en plateau. La durée plus ou moins longue de ce blocage dépend des possibilités évolutives.

La terminaison de cet état peut s'effectuer de trois façons :

— elle peut être brutale-: la chute ou rupture du follicule provoque une menstruation de privation suivie ordinairement d’une importante ménométrorragie (Observat. 21);

— le blocage ovulatoire persiste et l’on a une aménorrhée hyperhormonale;

— enfin une lutéinisation naturelle ou artificielle, par apport thérapeutique, peut amener une terminaison normale du cycle, avec cependant le plus souvent corps jaune sécrétoire insuffisant ou à sécrétion brève.

3° ANOVULATIONS :

Comme l'a exprimé PALMER : « II n'existe aucun test vrai d'ovulation, en dehors de la constatation directe de l'ovule libre ou celle ultérieure d'une gestation. »

Cette détermination de l'ovulation est d'autant plus difficile si l’on ne comprend dans ovulation que la ponte hors du follicule de l'ovule ayant atteint sa maturité. De plus, ce phénomène est rapidement lié à la formation de corps jaune et sa mise en activité.

Cepandant, dans les cycles courts comme dans les autres cycles œstraux, l'hormocytogramme peut grouper un ensemble de probabilités : clocher Eo., intra-dermo tests, images cytolo-

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