C. — ABSENCE DE FONCTION LUTEALE
1° CYCLE COURT MONOPHASIQUE :
La ponte ovulaire ne représente qu'une partie de tous les phénomènes se déroulant sur deux ou trois jours et que l'on englobe sous le nom générique d'ovulation. Lorsqu'elle se déroule normalement, Îles modifications anatomophysiologiques se traduisant au niveau des ovaires amènent la formation d’un corps jaune et sa mise en activité.
La pathologie de la formation du corps jaune et de sa sécrétion, la fonction lutéale peut corresbondre à deux variétés peu, sinon pas différenciables cytologiquement et cliniquement :
— absence de formation de corps jaune (défaut de stimulation hypophysaire) ;
— formation de corps jaune non sécrétoire (absence de sollicitation, ou trouble ovarien).
Dans l’un et l’autre de ces deux cas, nous avons un cycle monophasique avec absence de seconde phase et menstruation de privation (observation 22).
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Hormocytogramme : L'index Eo., après Un acmen ovulatoire plus élevé que normalement, chute de plus de 25 %, s'arrétant toujours 3-4 jours après menstruation.
Il n'y a donc pas ou point de vue cytologie de cellule plicaturée, tout au plus quelques cellules froissées les premiers jours de la menstruation.
La courbe thermique ne subit pas de montée car l'action hyperthermisante de la progestérone est absente.
Faits : Nous avons rencontré dans nos explorations fonctionnelles de nombreux cycles monophasiques, le plus souvent isolés : dans les périodes pré-ménopausiques et post-pubertaires, à la suite d'infections variées de l'appareil génital féminin (salpingite, atteinte tubaire.….), également et très souvent après un cycle thérapeutique tri-hormonal complet, ayant pour but de traiter une aménorrhée hypohormonale ancienne. Ce phénomène pathologique peut s'expliquer dans ce cas de la façon suivante : les résultats thérapeutiques hormonaux sont souvent plus rapides en phase œstrogénique, qu’en période œstrogéno-lutéinique, et cela soit indépendamment d'une thérapeutique correctement conduite, soit surtout par suite d'un battement trop prolongé entre le traitement de la première phase et celui destiné à la deuxième, laissant entre eux un « trou ». D'où nécessité d’une thérapeutique œstrogénique continue, dépassant l’acmen ovulatoire prévu.
YX
Conclusions : Les cycles monophasiques courts donnent ainsi des menstruations de quinzaine. || nous faut donc les différencier d'avec les cycles ultra-courts et les syndromes douloureux de l'ovulation accompagnés d’hémorragie.
Ces cycles monophasiques sont le plus souvent isolés quand ils ne rentrent pas dans le cadre des états hyperhormonaux déjà signalés.
Il est rare que l'on soit amené à les traiter et, pour notre part, nous n'avons jamais rencontré de cycle court monophasique en série (schéma de cycle type 9).