H. — CYCLES COURTS COUPLES
Généralités sur la notion de couplage de cycles :
La constatation chez des femmes venant consulter pour « retard des règles » et présentant environ 40 jours après la dernière menstruation des frottis de type prémenstruel, avec apparition effective de règles vers le 45° jour, a amené les chercheurs à établir une cause physiologique à ces phénomènes.
On remarquera alors que certaines femmes normalement réglées présentaient, une fois l’an, un accident semblable. Pareil étalement du cycle, non accompagné de signes pathologiques, fit émettre l’idée de couplage de deux cycles...
Constatations d’explorations cyto-hormonales :
Le hasard nous a servi puisqu'il nous a permis dans nos explorations cytohormorales de réaliser 6 hormocytogrammes de cycles couplés, dans les conditions suivantes :
Trois cas : pseudo-cycles couplés, découverts fortuitement chez des jeunes femmes habituellement bien réglées et ayant pour la première fois un cycle semblable.
| cas : pseudo-cycles de 44 jours explorés chez une femme en période préménopausique
2 cas : pseudo-cycles de 45 jours apparaissant régulièrement tous les ans à la même époque, depuis des années, chez des jeunes femmes normalement cyclées, tous les 28 jours; chez elles l'exploration a ainsi pu être prévue. Ë
Sur nos tracés successifs, nous avons toujours retrouvé : un premier cycle monophasique anovulatoire et amenstruel, d'’intensité hormonale faible. Un second cycle biphasique normal se greffant sur le premier.
Rs ou
Couplage des cycles courts :
Dans ces cycles couplés, nous n'avons jamais rencontré que des pseudo-cycles, à variété classique de 28 jours. Aucune observation semblable pour les cycles courts ne nous est connue. Théoriquement, ils peuvent exister sous deux formes :
1/2 cycle court plus cycle court type, donnant un pseudocycle de 38 à 40 jours;
1/2 cycle d'autre variété plus cycle court normal.
Conclusion :
Nous n'avons signalé cette curiosité qu'à titre purement indicatif, puisqu'il nous à été impossible d'explorer de tels cycles courts. || est cependant possible qu'avec l'expansion des explorations fonctionnelles, la littérature nous en fournisse quelques Cas.
|. — MENSTRUATIONS ET MENOMETRORRAGIES DANS LES CYCLES COURTS PATHOLOGIQUES
Nous avons vu, dans notre étude du cycle court adapté, que les menstruations étaient normales, s’accompagnant quelquefois seulement de petits signes d’hyperœstrogénie.
Par contre, les cycles courts pathologiques nous fournissent de nombreuces observations de ménométrorragies. Ces modifications de l'écoulement menstruel peuvent se rencontrer sous deux types :
1° Fonctions de la pathologie du cycie. — Les ménométrorragies sont ici un symptôme clinique dépendant de l'affection causale facteur de modifications du cycle. Nous les retrouvons donc :
Dans les fibromatoses, facteurs de modifications hormonales, modifiant le cycle court;
Dans les syndromes de l'ovulation sérieux, où elles représentent une possibilité de terminaison de blocage ovulatoire, fonction de kyste folliculaire;
Lors des modifications des cycles courts par les affections annexielles chroniques, soit tubaires, soit salpingiennes;
ETS
Dans les cycles courts monophasiques, où elles apparaissent sous forme de menstruation de quinzaine.
2° En relation avec des facteurs extra-hormonaux. — Le cycle court, tout en gardant un caractère normohormonal, peut présenter une pathologie menstruelle, plus ou moins importante, en relation avec :
a) une fatigue du myomètre caractérisée par une véritable inertie semblable à celle que l’on retrouve après les accouchements longs et laborieux. Il s’agit d’une fatigue par modifications dans la sécrétion de l’acétylcholine, fonction de cycle ultra-court ou anormalement court, chez les jeunes filles surtout;
b) en fonction de l'état général déficient provoqué par : une maladie intercurrente (la tuberculose est ure affection où se rencontrent de nombreux cas de ménométrorragie), dans les maladies infectieuses on décrit assez souvent des modifications des règles. Les troubles de coagulation (la littérature cite de nombreux cas où coexistent des ménométroragies avec un svndrome de type hémogénique : hémoptysie, hépistaxis, purpura, etc...). Les troubles de métabolisme calcique peuvent aussi coexister avec des hémorragies génitales (ménométrorragies et spasmophilie). Enfin, quelques dosages de l'acide ascorbique urinaire pratiqués au laboratoire de l'Hôpital de Monaco, chez des femmes cyclées court et présentant des ménotrorragie, ont mortré un net abaissement du taux normal: 20 à 49 mmg., jusqu'à 3 mmg. par 24 heures.
Ces constatations expérimentales rejoignent les travaux sur le rôle des avitaminoses dans les modifications de la menstruation:
J. — ETUDE DES HEMORRAGIES FONCTIONNELLES PHYSIOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES
Les hémorragies fonctionnelles se rencontrent avec grande fréquence durant toute la vie génitale féminine. Elles peuvent prender les formes les plus variées, suivant leur durée, la date de leur évolution, les symptômes cliniques qui les accompagnent et leurs causes multiples. N
Les innombrables publications y ayant trait, d'autre part, mettent en évidence l'importance des rapports de causalité qui les unissent aux pertubations de l'équilibre humoral des hormones sexuelles.