‹ Contribution À L'Étude Des Dangers De L'OléothoraxChapitre 17 sur 34 · ENT · texte numérisé non relu

ENT

qui s'installe avec une fièvre élevée et une forte atteinte de l'état général, la fièvre persistant pendant cinq semaines. Après quoi, elle se stabilise progressivement.

Dès le 22 août, le liquide est trouvé louche, séro-purulent.

Au cours des mois suivants, le malade est traité par des ponctions évacuatrices suivies d'insufflation d'air, séparées par des intervalles de trois semaines, un mois.

Le 4 février 1928, un oléothorax est commencé : le même jour, après ponction évacuatrice, injection de 100 cc. d’huile de paraffine goménolée et eucalyptolée. Une nouvelle injection est faite de la même façon le 29 février, une troisième injection le 3 avril.

Le résultat est excellent : la température continue de descendre et se maintient désormais entre 36°4 et 36°6. Le poids remonte rapidement et considérablement. Un examen de crachats fait le 7 mai est négatif. Localement il y a un arrêt puisqu'aucune ponction n'est plus nécessaire jusqu’à son départ de l'hôpital, le 5 février 1929. Son poids a augmenté à ce moment de 19 kilos depuis le début de l’oléothorax.

Il rentre pour une journée, le 12 novembre, pour être examiné. On voit sur une radiographie que tout l'hémithorax droit est recouvert d’une ombre dense, s’estompant de bas en haut en voile à l’extrême sommet.

Le médiastin et le cœur sont assez fortement déviés à gauche. Une ponction est pratiquée de 1.250 ec. de liquide et 500 cc. de gaz sont injectés, la pression terminale étant nulle.

En février 1930, il fait un petit épisode fébrile avec toux et expectoration qui dure huit jours et pour lequel son médecin pose le diagnostic de bronchite banale.

Un mois plus tard, cet épisode se renouvelle, mais cette fois la fièvre est plus élevée, entre 38° et 39°. Il existe de plus une gêne respiratoire importante et le malade rentre à la Charité le 13 mars. On lui fait le jour même une évacuation pleurale de 1.500 cc. et l’on injecte 400 cc. de gaz.

Des bacilles sont trouvés dans les crachats le 18 mars.

Quelques jours plus tard, on évacue encore 300 cc. de liquide et l’on met 250 cc. de gaz. La pression terminale est nulle.

La fièvre est tombée et le malade sort le 8 avril 1930.

Depuis cette époque, le malade habite à la campagne où il mène une vie assez active. Il n’a présenté aucun accident depuis qu'il a quitté l'hôpital, il y aura bientôt quatre ans: Il nous écrit en janvier 1934 qu'il se porte tout à fait bien.

Résumé : Pneumothorax thérapeutique pour tuberculose lobaire supérieure droite commencé en mai 1927. En juillet épanchement séro-fibrineux accompagné d’une grosse réaction générale et devenant séro-purulent au bout d’un mois. Oléothorax désinfectant commencé en février 1928. Bon résultat. Toutefois le liquide se reforme lentement sous l'huile et deux ponctions doivent être faites en novembre 1928 et en mars 1930 suivies d’insufflation. Depuis cette époque — presque quatre ans — excellent état. Guérison apparente.

Page 1