‹ Contribution À L'Étude Des Dangers De L'OléothoraxChapitre 19 sur 34 · OBS. VIII P. ROBERT · texte numérisé non relu

OBS. VIII P. ROBERT

Fire. 8 (Mme Chev...). — Radiographie prise après vomique. On constate que la spélonque, amarrée à la paroi par un système de brides, n'a pas participé au collapsus du reste du moignon

On lui reconnait une lésion du sommet droit et on la traite par le repos et la suralimentation. Le poids augmente, l'appétit revient, la toux diminue, mais l’expectoration persiste bacillifère.

En décembre 1927, elle quitte Saint-Joseph pour entrer au sanatorium de Brévannes où elle reste encore six mois, très améliorée. En juillet 1928, elle sort de Brévannes pour aller au sanatorium de Villepinte où elle a toujours des bacilles dans les rachats. On lui commence un pneumothorax thérapeutique droit.

Cependant le pneumothorax n’amène pas l’effacement de la caverne qui siège dans le lobe supérieur droit : les crachats restent bacillifères. Aussi commence-t-on en mai 1929 un oléothorax compressif : 50 cc. d’huile goménolée à 2 la première fois. Cette injection est suivie d’une petite réaction pleurale avec constitution d’un minime épanchement dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique droit. Au cours des mois qui suivent, l'oléothorax est complété : deux injections par mois d'huile goménolée de quantité variant entre 100 et 200 cc.

En janvier 1930, le blocage est complet : le niveau de l’huile arrive un peu au-dessous de la clavicule, surmonté d’une petite bulle de gaz.

L'état général est bon, mais l’oléothorax n’est pas efficace : les bacilles de Koch persistent dans l’expectoration en mai 1930, alors que l’oléothorax est sous pression, puisqu'on voit sur une radiographie que le médiastin est repoussé à gauche, sans doute à cause du développement d’un épanchement dont on voit monter le niveau au-dessous de l’huile (Hors

En décembre 1930, la malade est prise d’une quinte de toux avec vive douleur dans le côté droit et se met à cracher de l'huile. Elle entre alors à la Charité dans le service du Professeur Sergent. Dans les jours suivants, l’expectoration est huileuse et purulente à la fois. La température oscille entre 38° et 39° ; la fatigue est marquée. La malade rentre chez elle, où elle meurt quelques jours plus tard (fig. 8).

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