SP QUES
Chacune de ces fonctions appartient à un groupe
particulier : :
a) L'œuf est gardé jusqu'à son développement complet : c’est le rôle de la muqueuse du corps; l’orifice interne du col est la barrière anatomique de cet organe ;
b) L’œuf est chassé au dehors, à maturité complète ; l'organe devient véritablement excréteur ; ce rôle est rempli par la couche musculaire propre du corps. Cette couche musculaire se termine en bas, au voisinage de l’orifice interne, à l’anneau de Baudl.
Au-dessous de l’orifice interne, barrière anatomique ou mieux barrière physiologique à la fixation et limite supérieure dela partie à laquelle est dévolue l’excrétion, nous voyons l’appareil génital se continuer, comme au niveau du corps, par une muqueuse et une musculeuse (canal cervico-vagino- périnéal). Mais la muqueuse est impropre à fixer le produit de sécrétion; la musculeuse est impropre à l’expulsion. L'une et l’autre ne font plus que jouer le rôle d'un canal de passage uniquement capable de s’assouplir pour permettre l'expulsion de l’œuf à terme, si bien que l’on peut dire que tout considéré, dans l’arbre génital d’excrétion, si nous laissons de côté les trompes qui sont des voies d’accès, il y aun segment qui fixe l’œuf, le nourrit et l’expulse, c’est le corps, et un segment de contention, de pésese, c’est le colet le vagin.
Remarquons en passant que le Aie de contention ou plutôt de gretle ne peut pas être rempli indifférem-
ment par toute la muqueuse du corps ; l'œuf ne peut pas se fixer sur toute la surface de cette muqueuse, da moins normalement ; il ne peut pas, sans que des accidents se produisent, descendre au-dessous d’un point qui répond à l'anneau de Baudl: au-dessous, en effet, existe une région : une zone, l’« isthme » comprise entre l’anneau de Baudl en haut et l’orifice interne du col en bas, zone qui deviendra le segment inférieur. Si par une anomalie il arrive que l’œuf se fixe sur cette partie de la muqueuse, il pourra se produire des accidents, en particulier l'hémorragie. En effet, par suite de l’allongement de cette zone, du tiraillement se produira, qui amènera le décollement de l’œuf ou de la partie de l’œuf qui s'y trouve insérée, et toutes ses conséquences ; l'hémorragie se produira d’autant mieux qu’à ce niveau il n'y a pas de «ligatures vivantes».
Parcequiprécède,nous voyonsqu'iln’y a pasconcordance entre les limites de l’appareildegreffe et de l’appareil d'expulsion ; un court espace les sépare, compris entre l’orifice interne et l'anneau de Baudl : c’est la zone isthmique qui deviendra le segment inférieur.
Après le col, l'appareil d’expulsionse continue par le canal vagino-périnéal.
Mais cet appareil génital n’est pas isolé: il se trouve en rapport avec d’autres organes. Sanger avait établi et Selheim l’a répété depuis, que le péritoine pariétal descendait de la paroi abdominale antérieure avec laquelle ses attaches sont peu marquées, forme un léger cul-de-sac prévésical, puis passe sur le fond
de la vessie avec laquelle il contracte des adhérences sur une étendue de 2 à 3 centimètres. Il descend ensuite lâchement au-devant de l’utérus et forme le cul-de-sac vésico-utérin, mais n’atteint pas la partie la plus déclive : le niveau de l’orifice interne. Lorsqu’il remonte sur la face antérieure de l’utérus, il ne lui adhère que dans son tiers supérieur ; il recouvre le fond de l’organe auquelilest intimement uni, puis descend sur sa face postérieure pour former le cul-desac de Douglas beaucoup plus profond que le cul-desac antérieur, puisqu'il atteint et dépasse même le niveau de l’orifice interne sur la face postérieure de l'utérus ; en arrière le péritoine est adhérent jusqu’à environ la moitié du corps de l’organe.
Au niveau des bords latéraux, les deux feuillets péritonéaux qui revêtent la face antérieure et la face postérieure de l’utérus s’accolent pour constituer les ligaments larges. Parleur intermédiaire, l'utérus entre en rapport avec l’uretère et la portion horizontale des vaisseaux utérins.
* Par l'intermédiaire du péritoine, l'utérus se trouve donc en rapport en avant avec la vessie, en arrière avec le rectum, sur les côtés avec l'ovaire, la trompe, l’uretère, les vaisseaux utérins et les culs-de-sac latéraux du vagin.
Mais en dehors de ces rapports péritonéaux, il existe tout un système de soutien de l'appareil génital que nous allons maintenant étudier. Nous le diviserons en deux parties : appareil de sustentation supérieur et appareil de soutien inférieur.
L'appareil supérieur se compose des ligaments larges dont nous ne voulons retenir que les vaisseaux qui y sont contenus.
À leurs côtés existent des ligaments antérieurs et postérieurs : les premiers, assez solides, tirent en avant le fond de l'utérus et l’empêchent ainsi de basculer : ce sont les ligaments ronds antérieurs ; les seconds, appelés encore ligaments utéro-sacrés ou ligaments ronds postérieurs, sont beaucoup plus lâches et relient le fond de l'utérus à la région lombaire. Mais, si cet appareil de sustentation est peu résistant, il n’en est pas de même de l’appareil inférieur de soutien qui se compose d’une vaste chaîne antéro-postérieure allant du pubis au sacrum et qui, chemin faisant, s'accroche successivement à tous les organes qu’elle rencontre (vessie, utérus, rectum).
De l'utérus — en un point exactement situé au niveau qui répond à l’orifice interne du col — partent des fibres ligamentaires qui se portent en avant vers la vessie et la face postérieure du pubis : ce sont les ligaments utéro-vésico-pubiens, formés d'éléments lâches et peu solides. En arrière, au contraire, partent du sacrum des fibres ligamentaires solides qui adhèrent au rectum et surtout à l'utérus, au point d'arrivée des fibres ligamentaires antérieures.
Ce sont les ligaments utéro-sacrés, résistants, qui délimitent entre eux, en arrière de l'utérus, la fosse rétro-utérine, profonde, où descend le péritoine. Bayer a montré que ces ligaments, non seulement adhéraient à l’utérus, mais encore pénétraient dans
l'appareil musculaire de cet organe, suivaient une direction verticalement ascendante, formant sur une vaste étendue de sa face postérieure, un faisceau épais, solide, d’où partiraient des fibres arciformes, sortes de crampons entre-croisés dans la couche musculairemoyennede la face antérieure de l’organe.
L’utérus serait ainsi véritablement suspendu. comme par un crochet à la paroi sacrée et ceci au niveau de l’orifice interne de son col.
L'on peut dire, en résumé, que l’appareil ligamentaire de l’utérus est surtout composé d’un appareil de soutien fixant le col utérin en arrière, le laissant assez libre en avant, et accessoirement d’un appareil de sustentation supérieur peu solide en avant, très lâche en arrière.
pe canalgénital est donc schématiquement un canal d’excrétion auquel fait suite un canal de passage, le tout, soutenu surtout en arrière, par un appareil ‘de fixation.
Mais nous savons que primitivement ce canal génital est constitué par les deux canaux de Müller : ceux-ci occupent une situation latérale et reçoivent leurs vaisseaux au niveau de leurs points d’attache, par.conséquent sur les côtés. Ceci nous explique pourquoi dans le canal. génital, les vaisseaux se trouvent latéralement placés. En bas, ils se fusionnent et le canal utéro-vaginal unique se trouve constitué.
De cette fusion, on trouve le témoignage dans l'utérus marqué par la présence de l’arbre de vie en avant et en arrière.
M de
Dans le corps même se remarque un certain épaississement dû à la saillie des fibres musculaires longitudinales.
Dans le vagin, ce sont les colonnes antérieures et postérieures qui sont surtout marquées en bas. Les points faibles du vagin se trouvent donc sur les côtés : or, qu'y a:t-il sur les côtés ? Ce sont précisément les points par lesquels arrivent les vaisseaux, c’est là que se trouvent les réseaux veineux et artériels. Nous voyons où seront également les risques d’hémorragie. e
Dans l'utérus de même où se trouvent les vaisseaux? Nous savons que le ligament large les contient ; nous savons aussi que l’utérine forme une crosse sur le côté et que pendant le travail cette crosse peut descendre à 1cm. 1/2 au-dessous de l’insertion vaginale. Nous voyons donc que les déchirures qui intérèsseront le ligament large pourront avoir des conséquences redoutables au point de vue hémorragie ; de même que celles qui atteindront l’utérine sur les côtés.