I. — ŒDEMES NON INFLAMMATOIRES
Ces œdèmes sont des plus variables quant à leur importance, leur évolution, leur aspect
Discrets chez certains (thyroïdiens) au point qu'on peut les méconnaïtre, chez d’autres (rénaux, asystoliques) ils prennent au contraire une importance telle qu'ils deviennent un symplôme qui attire immédiatement l'attention du malade et du clinicien.
Leur évolution est sujette, également, à de grandes variations. Les uns affectent la forme aiguë, s’ins-
tallant brusquement accompagnés ide signes généraux
En
marqués; d’autres (néphrite chronique) se constituent insidieusement et augmentent régulièrement.
Leur durée varie de quelques heures (œd. zoster) à plusieurs mois ou plusieurs années (néphrite) avec des périodes de rémission suivant la sensibilité du traitement que présente le malade.
De plus, chez les thyroïdiens en particulier, on assiste au cours d’un mêmé examen, à des modifications de l’œdème, comme si en dehors de l'affection causale qui en régit, la production et la disposition anatomique qui en commande la localisation, un autre facteur intervenait, pour en modifier l’aspect suivant les circonstances (température, émotion).
Les œdèmes blancs sont en général bilatéraux, avec parfois une prédominance d’un côté; cependant il en est. qui restent unilatéraux, entre autres l'œdème zoster, l'œdème de Quinke.
Les œdèmes se présentent suivant deux aspécts. Dans un cas, les paupières sont infiltrées en’ totalité : c'est la formie ‘diffuse; idans d’autres, l’œdème se manifeste par la présence, sur les paupières, de tuméfactions uniques ou multiples : c’est la forme localisée sur laquelle nous désirons attirer plus particulièrement l'attention.