‹ Contribution à l'Étude des Déterminations Cutanées au Cours de l'Encéphalite Épidémique (Herpès, Zona et particulièrement les érythèmes tox-infectieux)Chapitre 9 sur 26 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L'herpès, qui accompagne si souvent certaines infections et avec prédilection, comme l'on sait, les pneumococcies et les méningococcies, est assez rare dans l'encéphalite. Netter signale ce fait; 1] a observé 180 malades à la période aiguë et n'a vu l’herpès que deux fois. Recherchant dans 94 cas détaillés publiés à la Société des hôpitaux, en 1920, il ne trouve l'herpès qu'une fois. Mac-Nally, analysant 223 observations publiées en Angleterre, ne le rencontre qu'une seule fois.

Comme l'on voit, l'apparition de l'herpès est des plus rares dans l’encéphalite. Cette rareté n'est du reste pas constante, puisque dans 3 observations de Poisot, rapportées par Netter, on observait trois fois de l’herpès labial. Il est signalé encore par Carnot et Gardin, par Bénart et Boissart, par Picard, Claude, Rose et Piédelièvre, Combemale et Duhot, Laignel-Lavastine et Largeau, Achard.

La rareté relative de l’herpès au cours de l'encéphalite peut étonner de prime abord. On sait Les recherches expérimentales qu'a provoquées l'étude du virus encéphalitique et les conclusions auxquelles sont arrivés Doerr, Vochtling et Schnabel, Blanc et Caminopetro, Levaditi, Harvier et Nicolau.

Inoculant au lapin, par scarification cornéenne ou par voie intracérébrale, du liquide de vésicules d'herpès, 1ls provoquent chez cet animal l'apparition de symptômes morbides et de lésions semblables à ceux que provoque l'inoculation de virus encéphalitique.

Levaditi et ses collaborateurs montrent qu'il s'agit non pas d'une analogie, mais d’une identité de virus en constatant que

les lapins qui ont résisté à l’inoculation de virus encéphalitique sont réfractaires au virus de l'herpès et réciproquement. Enfin, Levaditi a déterminé des lésions cutanées à la suite de l’application locale du virus de l’encéphalite. Pour lui et ses collaborateurs, il y aurait identité des deux germes.

La rareté de l'herpès dans l'encéphalite semblerait pouvoir être interprétée comme l'indice d’un état réfractaire de la peau chez ces malades; et cependant Teissier, pratiquant chez 7 sujets atteints d'encéphalite du cinquième au trente-troisième jour de la maladie des inoculations de liquide de vésicules d'herpès, suivies d'une deuxième inoculation de contrôle, conclut que le tégument demeure réceptif à l'inoculation et au passage en série du virus herpélique, que la réceptivité peut même être exagérée avec réaction anormalement intense.

Dans la conception de l'identité des virus herpétique et encéphalitique, il conviendrait donc d'admettre que chez l'homme une atteinte du névraxe ne donne aucune immunité au tégument.

Contrastant avec la rareté en clinique de l’association herpèsencéphalite, nous relevons les résultats de l'injection intrarachidienne de virus-vaccin encéphalitique. Sicard, injectant par voie rachidienne dans un but thérapeutique à deux pseudoparkinsoniens post-encéphalitiques du virus vivant atténué d'encéphalite, vit se produire une réaction thermique intense accompagnée d'une éruption herpétique accusée de la face (herpès labial, jugal et même conjonctival).

- CHAPITRE Il

Plus rare encore est le zona apparaissant au cours de l’encéphalite, et là encore est soulevé un problème étiologique au sujet des rapports qui unissent ces deux maladies.

Nous avons relevé dans la littérature huit cas d’encéphalite précédée, accompagnée ou suivie de zona. l'affection zostérienne peut donc se rencontrer à toutes les périodes de la maladie et sa localisation est des plus variables.

Nous résumons rapidement ces observations, renvoyant pour plus de détails à la thèse que Schafir à consacrée à la question des rapports qui unissent l’encéphalite et le zona.

OBSERVATION [ (résumée).

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