CHAPITRE PREMIER
Fréquence
La fréquence de la polydactylie pollicienne a été différemment appréciée par les auteurs, comme du reste celle de la polydactylie en général.
Pour certains (Bécxer, BLor, Danvau, L. Le Fort) c'est une affection assez rare et partout l’on trouve citée à l’appui de cette opinion la constatation de Mauper- TUIS qui, sur 100.000 habitants que comptait Berlin vers la fin du xvnr° siècle, ne trouva que trois polydactyles. BÉcHET aux Enfants-Trouvés n’en signale qu’un seul cas sur 2.500 entrées du 1° janvier au 1* août 1851. BLorT en signale un cas sur 10.000. En 1865 Léon Le Forr dans sa discussion avec TRÉLAT à la Société de Chirurgie, s'appuyant sur les statistiques soigneusement constituées de Guys Hopital (Londres) et de Gébæret Findélhaus (Vienne), arrivait à un total de 14.000 enfants sur lesquels il n’y avait pas un seul cas de polydactylie.
Néanmoins, nous pouvons opposer aux chiffres précédents ceux qu'ont obtenus d’autres auteurs absolument dignes de foi, et dont les recherches ont porté sur ce point de statistique. TRÉLAT disait que la polydacty-
lie n’était pas aussi rare qu’on avait bien voulu le dire,