‹ Contribution à l'étude des eaux d'alimentation de la ville d'ArcachonChapitre 41 sur 57 · PR SOB · texte numérisé non relu

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dans ce tunnel de fonte et de ciment et nous la retrouvons tout autre, défigurée par l'apport ou la perte de certains éléments, parfois modifiée dans ses caractères les plus profonds, souvent adultérée par la rencontre de divers métaux qu'elle corrode.

Dès lors, quelle base prendra-t-on pour apprécier l’eau d'Arcachon ? En la jugeant seulement à Cazaux, ne tendrat-on pas prématurément à la déclarer potable ? En l’examinant à Arcachon, ne courra-t-on pas le risque de se laisser influencer par son aspect et de la tenir pour suspecte ?

À notre sens, on risque de nous répéter, nous pensons que la question doit être reprise dans des limites plus larges. Les eaux du lac seules, comme les eaux d'Arcachon seules, ne peuvent donner que des indications imprécises et fragmentaires, et c’est afin de combler la lacune qui les sépare que nous avons répété nos expériences aussi souvent que cela nous a paru utile, aux points présumés les plus intéressants de la conduite d’amenée. De cette façon, il nous a été plus aisé d'assister virtuellement à l’évolution constante et polymorphe de ces eaux, d’en noter, au gré de leur formation, les modifications essentielles, par conséquent de mieux prévoir les remèdes palliatifs ou curatifs à apporter aux défectuosités qui se révèlent, compte tenu de leur nature et de leur lieu d'apparition.

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