B. — RÉSULTATS ANALYTIQUES
En se reportant aux résultats expérimentaux condensés dans le tableau ci-joint, on trouvera l’énumération des lieux de
prélèvements, dont le choix nous à paru le plus judicieux : deux prélèvements au lac, l’un au-dessus de la bouche de prise d'eau, l’autre beaucoup plus au large; puis un prélèvement à la gare de Cazaux-hameau, un nouveau au poste du Courneau avant javellisation, un autre au Pont du Saous, le suivant à La Teste, enfin à Arcachon à l'extrémité de canalisations particulières, respectivement en fer, en cuivre d'installation ancienne, en cuivre d'installation récente et en plomb.
En fait, nous avons consigné deux analyses sous la rubrique « Courneau », mais nous ne tiendrons compte que de la seconde, les résultats de la première ayant été faussés par la formation d'une importante fissure dans la conduite, quelques centaines de mètres avant le point de prélèvement. En ce qui concerne le dosage des gaz dissous, quatre prélèvements, opérés au lac, au poste du Courneau, à La Teste et à Arcachon, ont semblé suffisants à notre enseignement.
Caractères organoleptiques. — Dès 1851, l'Annuaire des eaux de France définit ainsi une eau potable : « Une eau peut être considérée comme potable et bonne, dit-il, quand elle est fraîche, limpide, sans odeur, quand sa saveur est très faible, quand elle n’est surtout ni désagréable, ni fade, ni salée, n° douceâtre, etc. »
Bien que de nos jours les qualités physiques des eaux tendent, au cours des expertises, à jouer le rôle de parents pauvres, il ne peut être question de n’en point faire état : aussi dirons-nous quelques mots de celles des eaux qui noûs occupent, pour reconnaître d’ailleurs qu'elles répondent imparfaitement aux exigences qui précèdent, Fraîches, les eaux du lac de Cazaux le sont, assurément, à différents degrés suivant les saisons, mais très suffisamment en toute circonstance. De leur odeur, nous ne saurons rien dire puisque chaque échantillon analysé s’est révélé à notre odorat d’une parfaite neutralité.
Par contre, leur saveur n'est pas absolument indifférente ce n'est-pas que leur forte teneur en CINa donne à ces eaux une saveur salée, si faible füt-elle, mais, par contre, on leur
découvre vite une légère fadeur dont l'intensité tend à s’ac-
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