Réglage du thermostat
Nous ne disposions que du thermostat à gaz que nous venons de décrire; la grosse difficulté est d'en maintenir la tem-
RS RRRER
pérature constante. Nous l'avons réglé à une température très voisine de 26°, c’est-à-dire supérieure à celle de l'air ambiant.
Au cours de la matinée, la température ne restait pas stable à plus de 1/10° de degré près, ce qui est nettement insuffisant: on introduirait, comme nous le verrons, une erreur relative de 1/500°, erreur bien supérieure à la somme des erreurs maxima que l'on commet au cours d’une mesure.
La température augmentait notablement entre 11 heures et midi (jusqu'à 3/10° de degré) pour redescendre environ à sa valeur première dans l'après-midi et se maintenir beaucoup plus stable. Ces variations sont dues sans doute aux variations de la pression du gaz et aux variations de la température de l'air ambiant.
L'expérience a montré qu'après une demi-heure de séjour de la cellule dans le thermostat, la température de l’eau à analyser ne variait plus, car la résistance, mesurée de 5 minutes en 5 minutes après ce temps conservait la même valeur, aux erreurs d'expérience près.
La cellule de conductibilité utilisée nous a été livrée par les établissements Rhône-Poulenc, munie d'un thermomètre plongeant entre les deux électrodes. Ce thermomètre dont les graduations très rapprochées ne permettaient pas d'apprécier mieux que le 1/10° de degré, nous a paru insuffisant et d'autre part son interposition n'est vraisemblablement pas sans influence sur la répartition des lignes de force du champ électrique qu'il peut modifier. Nous l'avons donc supprimé et les températures que nous indiquons dans le tableau des résultats sont celles que donnait un thermomètre métastatique de BECKMANN au 1/100° de degré plongeant dans l’eau du thermostat, tout à côté de la cellule.
Nous avons toujours assuré la même position de la cellule par rapport au thermomètre et maintenu le même niveau d'eau dans le thermostat pour toutes nos mesures.
De plus nous n'avons considéré les indications du thermomètre comme valables que lorsque la température n'avait pas varié de plus de 2/100° de degré pendant la demi-heure durant. laquelle la cellule est plongée dans le thermostat, avant la mesure.
KMS Me S
D'autre part nous nous sommes toujours imposé trois mesures successives pour lesquelles la position du minimum ne variait jamais de plus de 2 cm. et les chiffres notés correspondent à la moyenne des trois lectures.
2° Détermination expérimentale du facteur correctif de température.
Toutes nos mesures ont été faites à une température très voisine de 26° et l'écart maximum entre les différentes mesures est de 1/2 degré. Nous avons cependant voulu déterminer l'importance des variations de température sur la valeur de la résistance des eaux considérées.
L'expérience à porté sur une eau de résistance moyenne (705 w à 26°) et nous avons opéré de la façon suivante: Nous avons réglé le thermostat à 2°60 au BECKMANN (26° correspondant à 2°40) puis, l'eau étant depuis une demi-heure au thermostat, nous avons diminué légèrement la flamme du gaz. La température s’est abaissée assez régulièrement de 3/10° de degré par heure environ pour passer de 2°60 à 1°50. Nos mesures étant faites à des températures qui varient de 1°72 à 2°20 et dans la majorité des cas de 1°70 à 2° nous avons mesuré les résistances de l'eau considérée entre 2°50 et 1°50 pour chaque variatoin de 1/10° de degré. Le tableau suivant résume cette expérience.
Températures R I Ÿ x 2°50 703 46 700 2°40 705 54 704.7 2°30 707 50 706.3 2°20 708 ce 707.6 2°10 709 50 700) 29 710 47 710.4 1°90 712 53 7117 1°80 713 50 713 1°70 714 2 714.6 | 1°60 716 48 716.1 | 1°50 717 38 717.7