MESURES DES TENSIONS SUPERFICIELLES
Les mesures de tensions superficielles sont extrêmement déltcates, aussi avons-nous déjà signalé les principales précautions qu'il est indispensable de prendre au cours des manipulations.
Nous ajouterons, d'autre part, que ces mesures ont fait l'objet de prélèvements spéciaux dans des flacons de 100 cm° bouchés émeri. Ils n’ont été mis en service qu'après avoir été plongés dans du bichromate sulfurique que nous portons à l'ébullition, et après chaque mesure nous les emplissons de cette meême solution. Au moment d'aller prélever, ils étaient vidés de leur contenu, puis rincés à plusieures reprises avec de l'eau biditillée, et enfin, lors du prélèvement, avec l’eau à prélever.
Il ne faut pas oublier que la moindre impureté dans le Jiquide en expérience ou dans l'air ambiant est susceptible de modifier considérablement les résultats.
L'eau introduite dans le vase d'expérience devant: y rester en repos pendant une heure et demie, nous avons toujours eu soin de recouvrir les cristallisoirs à bords rodés avec une plaque de verre.
D'autre part, nous nous sommes attaché à ce que la température de l'eau soumise à l'essai soit très voisine de celle du Îaboratoire, condition essentielle si l'on veut que la température de l'eau, prise après chaque mesure corresponde sans trop d’erreur à la température de la couche superficielle qui seule nous intéresse. ,
Nos mesures ont toutes été faites à des températures très voisines de 20° (écart maximum 19 à 21) et les résultats donnés dans le tableau ont tous été ramenés à cette température.
Nous avons adopté à cet effet un facteur correctif donné dans la littérature intéressant cette question.
Nous avons renoncé à une détermination expérimentale qui nous a semblé beaucoup trop délicate. Il est en effet bien difficile d'élever simultanément et de la même valeur la température du liquide et celle de l'air ambiant. Quant à déterminer
une correction en élevant la température du liquide successivement de plusieurs degrés sans modifier celle du laboratoire, nous avons craint d'obtenir, dans ces conditions, des nombres qui n'auraient pas eu la valeur de ceux trouvés dans la littérature.
Mode opératoire.
On met l'appareil au zéro après avoir chargé l'anneau des 2 films de liquide qu'il entraînera au moment de la rupture de la surface. À cet effet il faut agir sur la vis de réglage de la. torsion du fil, de manière à amener le fléau dans la position horizontale, qu'un petit miroir muni d’un trait noir horizontal et placé derrière le fléau permet de repérer. Dans ces conditions, la mise au Zéro dépend de la position de l'œil de l'observateur; aussi pour éliminer ce coefficient personnel, avons nous adjoint à l'appareil une loupe munie d'un réticule, et placée de telle façon que le réticule et le trait de repère du miroir soient parallèles et dans le même plan horizontal. Il est alors facile de mettre l'appareil à un zéro correct en amenant le fléau à coïncider avec les deux droites ainsi définies.
Le zéro étant déterminé, on fait une première mesure rapide pour déterminer l’ordre de grandeur de la tension à mesurer, puis on recommence la mesure en augmentant lentement et progressivement la torsion du fil au voisinage du point repéré.
En opérant de cette façon, les résultats obtenus pour les trois mesures que nous faisions toujours pour chaque détermination, avaient la même valeur à 0,2 dyne/cm. près.
Les mesures ainsi réalisées sont des mesures relatives. Pour des mesures absolues un autre mode opératoire s'imposerait.
‘Tableau
DURS 2 Re