DOSAGES DES MATIÈRES ORGANIQUES
Nous avons déjà signalé en détail le mode opératoire que nous avons employé. Nous ajouterons seulement quelques précautions pratiques. Huit fioles coniques Pyrex de 500 cm* étaient réservées exclusivement à ce dosage: quatre pour l'opération en milieu acide (une pour le témoin et une pour chaque eau) et quatre pour l'opération en milieu alcalin. Après chaque dosage nous avions l'habitude de rincer toute la verrerie avec de l’eau redistillée amenée à teinte rose sensible par quelques gout-
tes de permanganate Re Nous insistons sur la nécessité d'em-
ployer, pour le témoin, une eau rigoureusement exempte de matières organiques sous peine de trouver des résultats trop faibles, l'indice n du témoin devenant trop fort. Nous utilisions toujours de l’eau distillée, soigneusement redistillée sur du permanganate sulfurique. Chaque distillation portait sur quatre litres environ, on n'en recueillait que deux après avoir rejeté le premier litre qui passe à la distillation.
Le tableau ci-contre donne les résultats des dosages effectués en milieu acide.
Nous jugeons inutile de reproduire ici le tableau complet des résultats obtenus en milieu alcalin, car aux exceptions près que nous allons signaler, nous avions toujours la même différence entre les deux dosages correspondants. Toujours les chiffres en milieu alcalin ont été trouvés plus faibles qu'en milieu acide. Pour les eaux filtrées MF et SC la différence excédait rarement 1/20 à 1/10 milligr.; pour l’eau brute, la différence était toujours plus forte, rarement inférieure à 2/10 de milligr. Nous croyons pouvoir expliquer ce fait: Dans l’eau prélevée en Moselle nous avions souvent un dépôt abondant dans les flacons de prélèvement. L'examen microscopique a montré que le culot de centrifugation d’une telle eau renfermait plus de débris végétaux que de produits minéraux. Or, nous avons toujours constaté que les berges filtrantes retenaient la plus grande partie de ce dépôt.
Nos résultats sembleraient donc justifier la théorie générale-
MOGiE
ment admise qui veut que la matière organique végétale absorbe plus d'oxygène en milieu acide qu'en milieu alcalin.
Nous reproduisons, ci-dessous, les quelques dosages en milieu alcalin qui nous ont semblés intéressants.