INTRODUCTION
Bien que, depuis quelques années, les hygiénistes insistent sur l'intérêt de l’utilisation des propriétés physiques d’une eau pour apprécier sa qualité, ce sont encore, dans la majorité des laboratoires, les seuls résultats de l'analyse chimique et bactériologique qui font loi en la matière.
Le chimiste se contente en général, au point de vue physique, d'appréciations très subjectives sur le goût, l'odeur, la couleur et la limpidité. Par exemple, il observe l'eau, sur fond sombre, dans un flacon en verre blanc et exprime son appréciation par les termes: limpide, louche, ou trouble. Dans quelques cas spéciaux, il détermine la turbidité de l'eau par l’un ou l’autre des procédés que nous étudierons au début de ce travail, maïs dont aucun ne permet de traduire les résultats par des nombres qui correspondent à une grandeur physique connue.
En février 1932, M. le Professeur DONZELOT présentait, à la Société des Sciences de Nancy, un appareil permettant de déterminer d’une façon précise la turbidité d'une eau.
Ce turbidimètre fut le point de départ de notre travail quand M. DONZELOT nous proposa comme sujet de thèse une étude physique des eaux d'alimentation et son application aux eaux de Moselle utilisées par la Ville de Nancy.
À l'étude de la turbidité, nous avons joint celle de trois autres facteurs physiques en relation avec les altérations et a pollution possible d'une eau destinée à l'alimentation. Ces trois facteurs sont: la résistivité électrique qui touche la minéralisation, la numération des particules visibles à l'ultra microscope et la tension superficielle.