‹ Contribution à l'étude des eaux d'alimentation par des méthodes physiquesChapitre 42 sur 56 · Remarques générales · texte numérisé non relu

Remarques générales

Les résistances électriques des trois eaux étudiées varient dans le même sens. Si nous nous reportons à la courbe de chute des pluies figurée sur la planche des turbidités, nous voyons que la résistance électrique de l’eau croît en période de pluie. Cette augmentation de résistance traduit une diminution de la minéralisation qui peut s “expliquer par une augmentation du coutant de la rivière, courant qui ne laisse pas à l’eau le temps de dissoudre beaucoup des substances minérales qu’elle rencontre.

D'autre part la résistance de l’eau filtrée (courbe C) est notablement moins forte, ce qui laisse supposer qu'en traversant les filtres, l'eau dissout des substances minérales qu’elle emprunte aux matériaux de construction de ces derniers.

Quant à la diminution de résistance (qui ne dépasse pas 5 %) durant le transit Messein-Nancy, il est assez difficile de se prononcer sur son origine. Elle est sans doute düe aux infiltrations dans l'aqueduc, mais peut-être aussi pour une part, au brassage de l'eau dans sa descente vers Nancy, brassage qui entrainerait la dissolution partielle des substances minérales en suspension. La variation relative de résistance dans le trajet de Messein à Nancy est cependant nettement plus marquée en période de pluie ce qui orienterait plutôt vers l'hypothèse des infiltrations,

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