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À côté des sources sulfureuses qui sont radioactives il faut noter en effet l’existence de sources purement radioactives. Au nombre de cinq, elles forment le groupe du Sud et leur teneur en émanation s’échelonne de 23,3 millicrocuries à 41,5. La source Lepape vient au premier rang avec 41 m. 5. La source Moureu, ferrugineuse, a 31 m. 6. Les autres n’ont pas de composition chimique spéciale. Les auteurs se sont bornés à la détermination du radium présente dans les eaux.
Nous donnons un Droles tableau indiquant la valeur radioactive des diverses sources de Luchon, et un second qui servira à les comparer aux autres sources françaises les plus radioactives. IL est également intéressant de constater, avec Moureu, « qu’on ne peut établir aucune relation entre la radioactivité etla sulfuration, ou quelque autre propriété physique ou chimique. Il est cependant curieux de constater que la source la plus sulfureuse (Bayen) se range parmi les moins radioactives, et que la plus radioactive (Bordeu 1) se trouve parmi les plus pauvres en soufre ».
Ces tableaux comparatifs sont intercalés pp. 20 et 21.
De tout ce qui précède il résulte que les eaux de Luchon se caractérisent essentiellement par une grande variété de leurs divers éléments, variété qui a permis à Ch. Moureu de dire qu’elles constituaient « un médicament spécifique d’une grande souplesse ».