‹ Contribution à l'Étude des Eaux de Luchon: Recherche Expérimentale de leur Action au Cours des Phénomènes d'AnaphylaxieChapitre 15 sur 43 · III. — SOURCES DIVERSES · texte numérisé non relu

III. — SOURCES DIVERSES

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Gr. : Granit, She Schiste.

Sources françaises les plus radioactives.

Emanation du radium (en millimicrocuries par litre d’eau Statien et source T. à l'émergence). Auteur

ères-de-Luchon :

ADUMICEDA DER FE 29,3 41,5 A. Lepape, 1920.

ferrugineuse (g. F).......... 30,5 31627 »

Bosquet nè 4............,:.. 34,2 26,5 »

Bordetnoi6 md ta vuu 39,5 26,4 : »

BOosSqueno SE ne 39,9 23,9 »

ourboule s. Choussy........ 60 22,45 A. Laborde, 1908. ASS EEE Dares ee RE nn 44,7 A. Lepape, 1923.

1bières, s. Lambinet ........ . 26,8 44,1 A: Brochèet, 1910. » Se CANUCINSe si. 51 10,35 »

TAG ENT CSS A 32,5 12,8 A. Lepape, 1909.

les BAS au Hamel... 34 4450 » 1919.

AE: AE MN SE ETES CES TRS froide 10,7 Cb.Moureu et A. Lepape, FAmand;-s Vauban. :..:..., 26 AA J. Barrois, 1911. A0 RARE... 21,0". froide 9,5 A. Laborde, 1908.

l’eczéma humide. On envoie depuis longtemps à Luchon les alopécies infectieuses. Certaines affections, le psoriasis en particulier, ne paraissent guère influencées. Dans toutes ces dermatoses les eaux ont une action locale sur la lésion et une action générale.

Action locale : Antiseptique, kératoplastique, antiprurigineuse dans certains cas. L’isotonie et la thermalité de l’eau interviennent aussi, ainsi sans doute que leur radioactivité.

Action générale : Elle est évidente, car CI. Simon et Ayrignac ont démontré que l’ingestion d’eau sulfu-

reuse augmentait le taux du soufre oxydé et des sulfates urinaires, preuve de l’assimilation du soufre.

2° Les maladies chroniques des voies respiratoires. — Ce sont celles où, d’une façon générale, prédomine l'élément catarrhal. Citons la rhinite, la pharyngite, la bronchite chronique, le catarrhe naso-pharyngien, l’otite moyenne chronique, l’asthme surtout dans les formes humides, les anciens gazés, la tuberculose pulmonaire à forme fibreuse avec catarrhe.

Le pouvoir curateur des eaux se manifeste par une action générale : stimulante, tonique, excitante, et par une action spéciale portant sur la muqueuse des voies respiratoires : action congestive au début du traitement, puis action antibacillaire, cicatrisante, antica-

tarrhale et sédative de la toux.

3° Les lymphatiques et les scrofuleux. — Durand Fardel a écrit que les eaux chloruréés étaient les eaux spéciales de la scrofule ; les sulfurées,les eaux spé- - ciales de certaines déterminations de la scrofule. Notons que les deux cures se complètent souvent avec bonheur. Viennent à Luchon ceux dont le cavum est infecté, avant ou après l’intervention chirurgicale — les porteurs d’une tuberculose osseuse arrivée à suppuration avec trajets fistuleux — en général les scrofuleux porteurs de lésions cutano-muqueuses.

4 Le rhumatisme chronique. — Sont justiciables plus particulièrement des eaux sulfureuses les. rhumatismes chroniques dans leurs diverses formes, à

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condition toutefois qu’il s'agisse de formes plutôt torpides.

Cette indication des eaux sulfureuses dans les rhumatismes chroniques relève de la désintoxication de l’organisme par la mise en valeur des émonctoires supplémentaires : transpiration, diurèse, évacuations intestinales, de l’action stimulante sur l’état général et de l’action locale, révulsive et résolutive sur les exsudats articulaires, sédative sur les manifestations douloureuses.

Enfin il convient de faire jouer un rôle à la radioactivité dont on connaît bien actuellement l'influence sédative, anticongestive et surtout antiuricémique, Cette dernière action pouvant faire prévoir une effi- ‘cacité toute spéciale, particulièrement dans le rhumatisme goutteux.

5° La syphilis. — Le soufre permettant l’admimstration sans accidents de fortes doses de mercure.

6° Indications secondaires. — Parmi les indications secondaires contentons nous de citer :

Les séquelles des maladies infectieuses, dans lesquelles l’organisme, privé du soufre qui lui est indispensable, est prêt à une rechute.

Le catarrhe cervical des utérines, avec dysménorrhée ou aménorrhée.

Les urétrites chroniques à répétition liées à l’arthritisme.

. Les plaies de guerre, et en particulier celles qui ne parviennent pas à se fermer.

Certaines névralgies.

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