DE LA FACULTÉ ET DES HÔPITAUX DE TOULOUSE
A MES MAÏTRES DE LA FACULTÉ ET DES HôpPrrAUX DE LYoN
À M. LE Docteur RAYMOND MOLINÉRY
Ancien Interne des Hôpitaux de Toulouse Médaille d'Or de l'Académie de Médecine
Directeur des Services de Physiothérapie et des Etablissements Thermaux de Bagnères-de-Luchon
L'intérêt qu’il a bien voulu nous porter nous fait un devoir de lui exprimer toute notre gratitude.
À M. ce Docreur M. MILHAUD Chef de Laboratoire de Thérapeutique à la Facullé de Médecine de Lyon
Nous avons eu souvent recours à lui pour notre travail, qu’il nous a grandement facilité. Toujours accueilli en ami et avec la plus parfaite bonne grâce, nous tenons à le remercier respectueusement de ce qu'il a bien voulu faire pour nous.
https://archive.org/details/1A41553207 0051 :
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES EAUX DE LUCHON RECHERCHE EXPÉRIMENTALE DE LEUR ACTION AU COURS DES PHÉNOMÈNES D'ANAPHYLAXIE
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Introduction.
Il semble que les théories médicales aient eu une grosse influence sur l’utilisation des eaux minérales en thérapeutique. Les Romains, déjà tout imprégnés de « l’humorisme méditerranéen » les employeèrent beaucoup. Il en fut de même du xvVir siècle, qui vit le triomphe des « humeurs peccantes ». De nos jours on tend à revenir à l'humorisme, ainsi qu’en font foi les nombreuses études des réactions humorales de tout ordre : travaux sur les leucocytes, sur les troubles endocriniens, sur l’anaphylatie.
Depuis quelques années, avec Billard, on a tenté par une méthode rigoureusement scientifique un essai d'analyse directe des effets de l'eau minérale sur nos humeurs. On a étudié différentes eaux, surtout les bicarbonatées et les bicarbonatées chlorurées. Il était intéressant de voir le rôle des eaux sulfureuses dont l’action sur la nutrition est nette. Nous avons donc étudié expérimentalement l'action antianaphylactique d'une source de Luchon, station thermale qui
est une des plus connues parmi celles qui agissent sur les diathèses. Voici le plan que nous suivrons :
Chapitre 1. — Luchon. Ses sources. Ses indications. Chapitre II. — La cure de Luchon et les maladies chroniques.