CHAPITRE IL
Captage de la Source de Barbazan
Comme nous l’avons signalé au cours de notre historique, Barbazan possédait jadis trois sources minérales : Source Principale, Source du Saule, Source du Sureau.
Ces trois sources avaient été autorisées par un arrêté ministériel en date du 23 mars 1857.
La source du Sureau a eu une grande période dè vogue. On venait s’y soigner les yeux et on s’en revenait, dit-on, satisfait.
De nos jours, seule la source Principale est utilisée.
Nous avons fait de nombreuses investigations pour retrouver la trace des deux autres sources. À la suite, en effet, de travaux d’aménagements effectués dans le parc de la Station ces deux sources se sont perdues.
Nos efforts sont demeurés vains et malgré les renseignements recueillis nous n'avons pu retrouver trace de ces eaux.
Nous avons toutefois décelé une source dans le parc de l’établissement thermal, près des Thermes,
canalisée vers le réservoir d’eau thermale alimentant les bains.
Nous avons effectué l’analyse de cette eau tant au point de vue chimique que bactériologique, et il apparaît que cette source est totalement différente de celles qu'avait analysées FILHo7. Elle mériterait toutefois une étude approfondie présentant en effet, les caractères d’une sulfatée calcique à faible minérali-
sation.
Le premier point serait de retrouver l’émergence de cette source actuellement complètement dis-
simulée.
Ayant précisé l’état actuel des sources de la station de Barbazan, étudions Île captage de la Source
Principale.
7 La Source Principale possède un captage remon-
tant à une cinquantaine d’années.
Ce captage ne fut pas le premier en date puisque aux dires de FORMENT [20] et de l’ancienne littérature de la station le premier travail remonterait aux
Romains.
&« Impossible de se tromper, dit cet auteur.
La maçonnerie construite en briques et petites pierres carrées, avec un mortier qui s’est vitrifié, est bien deux. L'appareil de construction est typique. Quand on Ja vu une fois seulement avec ses quatre faces tüillées en coin le parement visible de 10 à 15 centimètres, arrangé dans le mur en forme de pavé, for-
mant des assises séparées par une ligne de briques.
ou reconnaît de suite Lx manière de bâtir de nos
conquérants d’autrefois.
« Le captage de notre source est ainsi fait. Il se compose dun cylindre de maçonnerie qui repose sur le roc et d’un carré qui le limite, le trou cylindrique ayant environ 1 mètre d’épaisseur, le tout résistant au point de ne pouvoir en détacher la plus petite parcelle. »
La Source Principale était captée à l’origine au fond d’un puits cylindrique de 1 m. 20 de profondeur. C’est en 1897 que le captage a été refait d’après les plans et sous la surveillance de l'Ingénieur Robert d’WELLES.
A la suite des travaux de d’WELLES la thermalité de l’eau passa de 19°,6 (indiquée par FILHoL) à 17°.
ÏT est donc probable, quoique aucun document ne permette de l’affirmer, que des modifications ont été apportées depuis lors à ce captage puisque de nos jours la thermalité est sensiblement la même que celle indiquée par FILHOL et qu’il ressort de nos contrôles qu’elle est pratiquement constante.
Le captage actuel, comme on le voit sur le schéma que nous exposons plus loin, prend l’eau sur le griffon même, grâce à une colonne en plomb de 15 centi-
mètres de diamètre.
L’eau monte à la partie supérieure de cette colonne, cette dernière étant obturée par un tampon autoclave, destiné à assurer l’étanchéité de la fermeture et empêcher ainsi tout contact avec l'extérieur.
Une canalisation en plomb partant'à 25 centimè-
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