FIGURE III
5 Janvier 1950.
Chien @, 12 kilos: Anesthésie au chloralose (0,10 gr. par kg). De haut en bas : ,
Motricité du colon.
Motricité de l’intestin grêle (Jéjunum).
Rhéographie biliaire,
Temps : 1 seconde,
Avant l'administration de l'eau de Barbazan.
HAN TMQU
FiGqure IV.
Même animal :
Administration d’eau de Barbazan par sonde œsophagienne :
30 cc. par kilo.
1 h. 30 m. après l’ingestion.
Le flux biliaire s’est nettement accéléré.
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Dans nos expériences sur des animaux vagotonisés, nous avons enregistré les mêmes phénomènes que sur les chiens normaux mais, dans ce cas, le rythme de la sécrétion biliaire prenait un aspect plus ou moins irrégulier. :
Il semblerait que la vagotonie diminuerait sensiblement le flux biliaire probablement par ralentissement de l’activité vésiculaire.
Il ressort aussi de nos observations que les doses moyennes d’eau thermale (20 cc./kg d’animal) produiraient un effet supérieur aux quantités plus élevées (plus de 30 cc./kg. d’animal). Ces doses massives sembleraient provoquer une inhibition du flux biliaire plus ou moiïñs durable.
A la suite de notre travail nous pouvions nous poser la question suivante :
L’accroissement de flux biliaire était-il la conséquence d’un réflexe nerveux d’origine digestive; d’une libération hormonale au niveau intestinal, libération de sécrétine ou de cholécystokinine, ou bien le résultat d’une modification de la composition du sang à la suite de l’absorption de l’eau minérale ?
Pour essayer de répondre à ces diverses questions nous avons entrepris une deuxième série d’expériences.
Expériences en circulation croisée.
Nous pratiquions sur deux animaux de poids sensiblement égal, une anastomose artério-veineuse qui permettait de placer les deux chiens en circulation croisée. Les animaux étaient solidement attachés
mit
pour éviter tout arrachement des ligatures. Les troncons de carotide et de jugulaire anastomosés étaient recouverts d’ouate imbibée toutes les 15 minutes de solution de Ringer portée à 37°.
Avant d’être placé en circulation croisée, chaque animal, après anesthésie au chloralose, avait été soumis à une fistule du cholédoque et à une fistule du canal de Wirsung pour contrôler la sécrétion pancréatique. Un ballonnet de baudruche avait été placé après laparotomie au niveau d’un segment intestinal comme dans notre expérimentation antérieure.
Un seul chien recevait l’eau thermale administrée par sonde œsophagienne à la dose de 20 ce. par kilo d'animal.
Nos expérimentations ont porté sur six animaux.
Au cours de ce travail nous avons constaté que le chien donneur (ayant recu l’eau thermale) et le chien receveur réagissaient au point de vue biliaire d’une facon identique : les sécrétions biliaires des deux animaux étaient excitées à peu près simul-
tanément.
L'action bilio-sécrétrice semblerait done résulter d’un phénomène humoral.
Nous ne pensons pas qu’une libération de sécrétine doive être envisagée, car des fistules du canal de Wirsung pratiquées simultanément n’ont jamais montré le moindre flux de suc pancréatique.
S'agit-il d’une action provoquée par la modification de composition du sang ?
DR RTE
Dans une troisième série d'expériences, nous avons administré l’eau de Barbazan par voie intraveineuse
pour essayer de préciser son mode d’action.
Administration par voie intraveineuse.
L’eau minérale, administrée par voie sanguine au moyen d’une canule placée dans la veine saphène. était au préalable rendue isotonique au sérum san-
guin par addition de chlorure de sodium.
- L’eau de Barbazan présentant une teneur en sels minéraux de 2 g. 51 par litre, nous ajoutions 6 g: 50 de chlorure de sodium.
Les quantités d’eau isotonique injectées variaient de 10 em° à 20 em° par kilo d’animal.
L’injection était poussée très lentement, échelonnée sur 15 minutes pour éviter une trop rapide dilution de la masse sanguine.
. Notre expérimentation à porté sur trois animaux. Les résultats furent totalement opposés à ceux obtenus lors de l’administration de l’eau « per os ». Nous avons enregistré une diminution notable de la sécrétion biliaire, allant parfois jusqu’à une inhibi-
lion totale.
Donc, d’après nos expériences, l'hypothèse la plus vraisemblable pour expliquer le flux biliaire observé à Ja suite de l’administration d’eau de Barbazan par voie buccale, serait la libération au niveau de lintestin de cholecystokinine provoquant une chasse vésiculaire,