CHAPITRE IV
Situation géologique
La source de Busqueilles jaillit dans les terrains d’alluvions de la vallée de la Bave. Cette rivière prend sa source dans le Ségala et reçoit les ruisseaux de Leyme, le Tolerme et le Cayla qui traversent des terrains primitifs, les ruisseaux de Saint-Jean, Saint-Médard et Autoire qui parcourent, au contraire, des terrains secondaires. Ces alluvions modernes se composent des éléments traversés par les cours d’eau réduits en galets et en sable à la belle saison; les alluvicns anciennes sont plutôt composées d’argiles et de quartz. On y trouve aussi, dit-on, des paillettes d’or dans son histoire manuscrite du Quercy, GUYON DE MALE- VILLE écrit en 1662 que de tout temps on en a retiré dans la Bave, la Cère et la Derdogne (28). Cet or provient des filons qui montent dans le Ségala à travers les micaschistes anciens et autres roches comparables. On en connaît notamment dans la région de Terrou.
Primitivement, la Bave formait dans cette vallée de nombreux méandres qui, par suite des crues torrentielles, s’accentuaient et se déplaçaient, creusant tour à tour les flancs de la vallée ou alluvionnant, le fend de la vallée devenant large et plat selon que le niveau de son embouchure dans la Dordogne s’abaissait ou s'élevait (sic) (14). Le cours de la Bave a été régularisé en partie au xvri° siècle sur les plans de l’ingénieur hollandais VENDENDOME, du Gravier au Gouzon; vers 1860, un large lit a été creusé en amont de Busqueilles ainsi que de nombreux canaux d'irrigation. Les inondations sont moins fréquentes, la Bave ayant atteint son profil d'équilibre.
Les terrains des coteaux. qui bordent la vallée aux environs immédiats de la Source, au S.-O. vers Loubressac, Gramat et Pye, sont d'âge jurassique; ils sont constitués par des calcaires durs, à grain fin, gris ou blanchätres, en bancs réguliers séparés par des lits minces de marnes
feuilletées passant à la base à des calcaires plus tendres, marneux, compacts, oolithiques et suboolithiques. Ils fcrment les premiers contreforts des Causses.
Au N.-E. les coteaux de Castelnau qui s’étagent dans la vallée jusqu’à la limite des terrains d’alluvions appartiennent au Lias moyen; ils sont constitués par des argiles rougeâtres, grises ou noirâtres, alternant avec des schistes marneux feuilletés sous l'effet des fortes pressions de l’écorce terrestre, et par des lits calcaires. Le fer s’unit à l’argile, se combinant avec les matières siliceuses ou se substituant au carbonate de chaux et formant ces oolithes ferrugineux qui constituent cette pierre rcugeâtre, dure et compacte dont la texture semble tenir à la fois des grès et des quartz granulaires,. connue et appréciée sous le nom de pierre de Castelnau.
La présence de restes organiques, de fossiles (ammonites, gryphées, belemnites) dans ces terrains sédimentaires nous montre toute la cemplexité de l’histoire de la terre et tous les mouvements d’avance et de recul des eaux auxquels notre région a été soumise.
L'étude de la géologie locale. la présence d’une couche d'argile imperméable paraît nous donner l’origine de cette nappe d’eau et des éléments dont l’eau métécrique s’est chargée au cours de son trajet souterrain, et les raisons qui amènent à sourdre dans la basse plaine, dans les alluvions de la vallée, à un des points les plus bas, suivant les résultats d’une simple loi hydrostatique du principe élémentaire des moindres pressions.
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