‹ Contribution à l'Étude des Eaux Minérales de ContrexévilleChapitre 10 sur 26 · Deuxième Partie · texte numérisé non relu

Deuxième Partie

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Analyses des eaux

En retraçant l’historique de Contrexéville, j'ai donné un aperçu des analyses de l’eau de Pavillon faites à la source par Thouvenel [32] 1774, Nicolas [28], 1778, et Fodéré [15], 1827, et Collard [8],

En 1852, M. Ossian Henry [18] a fait les analyses des sources Pavillon, Souveraine, Quai, et Prince, suivant des méthodes plus modernes. Je donnerai plus loin les résultats qu’il a obtenus.

En 1854, le Bureau d’essai de l'Ecole des Mines [7] s’est occupé des diverses sources de Contrexéville et les résultats de ces analyses figurent à côté de ceux de M. Ossian Henry, dans les tableaux qui suivent.

En 1864, M. Debray [10], membre de l’Institut, a fait l’analyse de l’eau de Pavillon. D’après certains auteurs cette analyse aurait été répétée en 1878 par Willm, et les résultats obtenus par ces deux savants concorderaient parfaitement. Je n’ai pas pu retrouver l’analyse de Willm et ce dernier ne fait aucune mention de ses travaux sur l’eau de Pavillon dans l’ouvrage qu’il publia en 1894 en collaboration avec

M. Jacquot [19]: « Les Eaux Minérales de la France », où l’analyse de Debray seule est citée pour la source Pavillon. Cette dernière analyse est donc la plus récente que j'ai pu consulter.

Nous avons bien, en 1896, l’analyse de l’eau de Pavillon faite par le docteur Labat [22], mais les méthodes employées sont archaïques. Il me paraît impossible de la mettre sur le même rang que les précédentes. L'auteur, comparant ses résultats avec ceux de Debray, trouve deux fois plus de magnésium, un peu plus de calcium et de chlore, moins d’acide sulfurique. Le résidu sec, vaguement obtenu au bain de sable, est relativement élevé. « La silice, le fer, la lithine, dit-il, ne valent pas la peine de la pesée. en somme, au point de vue médical, rien de plus simple que l’analyse du Pavillon, eau faiblement alcaline, fortement sulfatée calcique. »

J’estime que si les éléments dosés par le docteur Labat sont les plus importants des eaux de Contrexéville, il y a, même au point de vue purement médical, tout intérêt à connaître la nature et la quantité des autres éléments.

En 1859, M. J. Lefort [24], publie une analyse de l’eau provenant d’un forage pratiqué à quelques mètres de Pavillon. Cette eau avait été soumise à Lefort, sans indication de provenance, le soin lui était laissé de l’analyser et de la classifier d’après ses recherches. Cette analyse est intéressante puisque ce forage reçut son autorisätion d'exploitation et

qu'il fut ensuite acquis par la Société des Eaux et nommé « Souveraine ».

Plusieurs auteurs, d’autre part, ont étudié l’eau de Pavillon, non pas au point de vue d’une analyse générale, mais plutôt au sujet de quelques éléments.

Dans l’annuaire des Eaux de France pour 1851 on peut lire que M. Chevallier [2] en opérant sur le résidu de 25 litres d’eau a obtenu, avec l'appareil de Marsh, un très léger anneau d’arsenic et que « les dépôts de l’eau dans les vasques, fournissent une très notable quantité de cet élément ».

En 1854, dans sa Thèse sur les Eaux minérales des Vosges, Pommier [30] mentionne pour Contrexéville les analyses d’Ossian Henry faites deux ans auparavant et confirme, ses essais à l’appui, la présence déjà décelée, d’un principe arsenical, et d'indices d’iode et de brome.

En 1857, Nicklès [27], démontre la présence d’un nouvel élément dans l’eau de Pavillon : le fluor. Il estime, d’après ses essais sur la lame de cristal de roche, que les eaux de Contrexéville sont bien plus chargées en fluor que les eaux de Plombières, dont il avait également fait l’examen.

En 1885, le docteur Cruise [9] mentionne que Tichbourne et Prosser examinèrent les eaux de Pavillon et Le Clerc importées en Angleterre, et trouvèrent pour Pavillon : éléments minéralisateurs 166,7 grains par gallon, soit 2,376 grammes par

litre. Et pour Le Clerc 149 grains par gallon, soit 2,122 grammes par litre.

Les chiffres de Tichbourne et Prosser pour les éléments minéralisateurs de Pavillon concordent bien avec ceux de Debray.

En 1903 Frenckel [16] entreprend une étude systématique de la teneur en lithium des eaux des stations vosgiennes. Il en trouve un peu plus de quatre dixièmes et demi de milligramme par litre d’eau de Pavillon.

En 1924 Léonardon [23] a dosé la teneur en arsenic de l’eau de Pavillon. Cet auteur a trouvé moins d’un millième de milligramme par litre, soit moins de quatre millièmes de milligramme d’arséniate de soude hydraté.

En 1924, M. A. Astruc [38], a dosé le manganèse dans les eaux de Contrexéville. Il a trouvé pour :

PAVIION ET RE Re De 0,010.

Lie rCICTCR SE CE ER EU Indéterminé.

QUALETE R EE 0,015 PEINC ES ES MER EN CEE 0,015 S'OUVETALN ON nn RCE 0,020 DUCHESS CE MERE re te SE ET 0,030

mgr. par litre,

En 1925, MM. Jaloustre, Demenitroux, Dame et Maubert [20] ont étudié la radio-activité des eaux de Pavillon et Quai.

Ils ont trouvé pour Pavillon :

Emanation : 0,85 millimicrocuries.

Ra élément : 0,50 millimicrogramme.

et pour Quai :

Emanation : 2,50 millimicrocuries.

Ra élément : 0,33 millimicrogramme.

En 1930 H. Griffon et M'* A. Bernard [17] ont appliqué une méthode de microdosage du potassium au cobaltinitrite, à l’eau de Pavillon. En évaporant 200 c. c. à siccité, reprenant le résidu par 10 c. c. d’eau acétique, centrifugeant pour éliminer le sulfate de calcium, ils ont obtenu les résultats suivants sur une prise d'essai de 4 c. c. représentant 80 c. c.

d’eau :

MILLIGRAMMES DE K PAR LITRE PReMIERITOS ARE cree 1,54 Deuxième dosage:......... 1,95 MOYEN DER RAR. nm ie que 1515 SOURCE PAVILLON Analyse de Debray 1864 [19].

GRAMMES PAR LITRE Acide carbonique libre................. 0,080 Bicarbonatelde Chaux PR 0,402 » HNABDÉSIES der noise 0,035 > RCE PR TARN ee 0,007 > LÉ R ANNE SEE DS do RS 0,004 Sultaterde CHAUX ET ER Ce dote 1,565 >» MABTÉS IE Terre one 0,236 > SOU DER PAR Ne st Dre ints 0,030 STORE ce nee ee ee 0,015

Chlorure de potassiUmM. 7... 0,006

» SOdIUM. . si. +... 0,004 Flaorure-de Calcium. 22e se” Traces.

Arsenies "Se RS Re ER RE TEE Traces.

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