‹ Contribution à l'Étude des Eaux Minérales de ContrexévilleChapitre 19 sur 26 · L. - Extrait sec · texte numérisé non relu

L. - Extrait sec

Pour ce dosage, j’ai adopté la technique suivante :

250 cc. d’eau minérale sont évaporés au baïnmarie dans une capsule de platine de 90 millimètres de diamètre et 40 millimètres de profondeur. La capsule est portée à une étuve à 180° et chauffée à cette température jusqu’à poids constant.

Après quelques dosages, j'ai noté que le poids

constant était toujours obtenu au bout de deux heures de chauffage à 180°.

J'ai fait usage d’un dessiccateur chargé de potasse en pastilles qui a l'avantage d’absorber la vapeur d’eau et le gaz carbonique.

Une précaution indispensable pour ce dosage délicat est de réaliser des pesées aussi rapides que possible; car, l'humidité fixée tant par le résidu que par les parois de la capsule, peut, en très peu de temps, faire varier considérablement le poids de l’extrait sec.

Deux prises d’essai de la même bouteille, traitées comme je viens de le décrire, m’ont donné les résultats suivants :

PTrEMMerIADSASE ee 2,242 Deuxième dosage.............. 2,240

grammes d’extrait sec par litre.

M. - Extrait sulfaté

Le résidu provenant du dosage de l’extrait sec est additionné de 4 centimètres cubes d’acide sulfurique normal, et la capsule est transférée au bain-marie. Lorsqu'il est sec, le résidu est débarrassé de l’excès d'acide sulfurique qu’il retient, par chauffage au moyen d’une petite flamme de bec de Bunsen.

Dès que les vapeurs blanches d’acide sulfurique cessent de se dégager, la capsule est transférée au

moufle, vers 600°, et maintenue jusqu’à ce que le résidu atteigne un poids constant.

En général, il est nécessaire de chauffer pendant au moins deux heures. Les précautions mentionnées pour le dosage de l’extrait sec en ce qui concerne le dessicateur et les pesées, sont également indispensables pour la détermination de l’extrait sulfaté.

Dans cette détermination, l’acide sulfurique prenant la place des autres acides, on peut s’attendre à voir l’extrait augmenter par sulfatation, mais ici, J'ai toujours obtenu pour l'extrait sulfaté un chiffre plus faible que pour l'extrait sec. Cela tient vraisemblablement à ce que l’extrait sec est formé en majeure partie de sulfate de calcium plus ou moins hydraté; la perte de poids dû à la conversion des carbonates en sulfates est plus que compensée par la perte d’eau retenue par le sulfate de calcium, par le sulfate de magnésium; ainsi que par la perte due à la destruction de la matière organique.

N. - Mesure de la Résistivité

La résistivité des eaux a été mesurée au moyen d’un ohmètre de Chauvin et Arnoux, selon la méthode décrite par F. Touplain [33].

Le coefficient de cuve a été déterminé sur une solution de chlorure de potassium pur et fondu N/50.

La résistivité spécifique de la solution N/50 de KCI étant de 416,8 ohms et la résistivité à la cuve

de cette solution étant de 40 ohms, j'ai multiplié pat le facteur 416,8/40 — soit 10,42 — Ia résistivité à la cuve de l’eau examinée.

On verra, en examinant les tableaux donnés plus loin, que la mesure de la résistivité enregistre fort bien les variations importantes de la concentration de l’eau, mais que pour les faibles variations, cette méthode physique, dans les conditions ordinaires d'application, est beaucoup moins fidèle que les dosages chimiques.

Résultats des Analyses

A. - Prélèvements des Eaux.

Conditions atmosphériques, dates et heures notées à Contrexéville

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