‹ Contribution à l'Étude des Eaux Minérales de ContrexévilleChapitre 5 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pour la plupart des eaux minérales françaises, on ne disposait jusqu’à ces dernières années, que d’analyses plus ou moins anciennes. L'Institut d’'Hydrologie fait pour les plus importantes d’entre elles, une révision, qui met en œuvre les ressources modernes de l'analyse chimique et physico-chimique. Le travail considérable que nécessite une analyse minutieuse, n’a permis jusqu'ici d'aborder qu’un petit nombre de stations et dans celles-ci, un nombre assez restreint de sources. C’est précisément le cas de Contrexéville, dont les sources ne paraissent pas avoir été analysées depuis 1864. L'Institut d’Hydrologie vient d’entreprendre l'étude de la source Pavillon.

J'ai pensé qu’à côté de ces recherches d’ordre scientifique élevé, 1] y avait quelque intérêt pratique à examiner comparativement l’eau des sources qui accompagnent la source Pavillon dans le domaine thermal de la Société des Eaux de Contrexéville,

D'autre part, 1] était également intéressant de voir, entre quelles limites varient les teneurs des principaux constituants de l’eau,

M. le Professeur Sommelet a suggéré ainsi, de suivre pendant les mois d'Octobre à Mars, les variations des principaux éléments des eaux de ces sources, l’alcalinité totale, les extraits secs et sulfatés et de faire pour les eaux d'Octobre l’analyse quantitative de quelques autres éléments, qui tout en ne figurant dans l’eau qu’en faibles quantités, ont cependant leur importance. J’ai attaché une importance spéciale au choix des méthodes analytiques.

Un coup d’æil jeté sur les chiffres obtenus depuis 1852, avec les eaux de Contrexéville, par des auteurs dont l’habileté ne fait pas de doute, suffit pour relever des écarts considérables.

Certes, l’eau de Contrexéville, sur une aussi longue période a dû subir quelques variations notables, mais il est douteux que pour le chlore et le sodium entre autres, ces variations aient atteint une amplitude allant du simple au décuple.

J’ai toujours éprouvé les techniques analytiques adoptées sur des solutions de titres connus, dont la composition se rapprochait le plus possible de celle des eaux que j'ai eu à examiner.

Mon travail a été divisé en trois parties. Dans la première, j'ai retracé l’historique de Contrexéville, depuis la découverte de la source principale; je me suis attardé sur les travaux de ceux qui ont été les premiers à étudier les eaux; j’ai donné les résultats de leurs analyses.

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