Do 5400 I
Nous croyons que ces dates et chiffres n'’indiquent nullement, comme on l’a interprété, qu’à des profondeurs différentes (à 941. m, à 976 m..) on aurait rencontré plusieurs sources, de température et débit différents et qu'il s'agirait de plusieurs nappes d’eau. Mais les mesures nous donnent la température et le débit de la même source, mesurée pendant le forage à fur et à mesure que l’on avançait vers la profondeur. Le tuyautage unique à partir de 609 m n’aurait d’ailleurs pas permis de différencier plusieurs nappes d’eau. Un coup d’œæil rapide sur le tableau de mesures ci-dessus démontre nettement que température et débit se sont égalisés lentement et sont devenus constants. Ceci se comprend facilement par le déblayage progressif et par
(1) Chiffre une seule fois mentionné dans les documents, le débit constamment mesuré par la suite a toujours été de 12.000 I. par heure.
la perte de chaleur, car au début, l’eau à dû préalablement chauffer l’ensemble de la tuyauterie.
Par contre il se pourrait qu'à mesure que s’enfonçait le forage, on ait rencontré de nouveaux apports d’eau, mais qu’il n’était pas possible de différencier à cause de la tuyauterie unique à ces profondeurs. Le débit de la source s’étant égalisé. en même temps que sa température, une première analyse de la source fut effectuée en avril 1910 par le professeur Fresenius de Wiesbaden. Le débit était à ce moment de 2900 1. par minute. La source n’a jamais cessé de couler et lon n’a Jamais remarqué de grandes variations dans son débit. Deux analyses effectuées à 14 ans de distance se sont montrées assez semblables. Nous exposerons en détail ces résultats au chapitre Analyse chimique.
L’eau de la source amène avec elle un bouillonnement gazeux qui fut analysé à plusieurs reprises en 1912 par Czako et en 1920 par Lepape. Déjà Fresenius et Czako l’ont mesurée. Fresenius avait prétendu que les émanations seraient dues non seulement au <Radium que l’eau tiendrait en dissolution, mais aussi à la présence de corps radioactifs tels que thorium et helium>. En avril 1929, Moureu et Lepape faisant l'analyse des gaz ainsi que de plusieurs sources d’huile proposèrent à l’ancien directeur de Pechelbronn, Monsieur de Chambrier, d'exploiter l’'Helium et de le considérer comme
un sous-produit de l’industrie pétrolifère de Pechelbronn.
Ainsi que pour l’eau nous donnerons plus loin le détail de résultats obtenus pour l'analyse des Saz et pour la radioactivité, à