DISPOSITIF DE CAPTAGE
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Le sondage est garni de neuf tubages en acier concentriques, représentés sur la coupe. Le tubage du plus petit diamètre (133 mm.) s’arrête à la profondeur de 933 m. De cette profondeur jusqu’au fond (1.157 m. 10), le trou n’est revêtu d’aucun garnissage. L’eau chaude sort donc librement du terrain et telle l’eau d’un puits artésien jaillit jusqu’à la surface, sans se mélanger aux venues d’huile et d’eau salée rencontrées aux profondeurs respectives de 438 et 494 m., lesquels sont isolés par deux des tubages concentriques.
Un peu d’huile remonte néanmoins jusqu’à la surface le long des tubes, extérieurement au tube amenant notre eau thermale et sans la souiller. Elle s'écoule en haut goutte par goutte par un tuyau figuré sur notre dispositif de captage.
À la surface et sur le tubage de 133 mm. est vissé un tube en acier coudé sur lequel sont branchés deux tuyaux de 90 mm. de diamètre.
Ces deux canalisations sont munies, à leur point d'insertion avec le tube issu du sondage, de vannes de fermeture. Ces vannes corrodées par les sels déposés par l’eau, ne peuvent depuis longtemps plus être manæuvrées. Une canalisation fermée ordinairement conduirait l’eau dans la rivière. L'autre canalisation enterrée dans une rigole à une vingtaine de centimètres conduit l’eau chaude jaillissant du sondage à un baraquement en bois B (v. carte) et à l’établissement de baïn Engel (E).
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Le baraquement est situé aux abords de la Seltz sur le chemin de Merkwiller à Lampertsloch, à 500 mètres du sondage. Il contient deux baïignoires où viennent se traiter depuis longtemps les rhumatisants de la région.
L'établissement de bain Engel est annexé à l'hôtel Engel et situé à 80 mètres du sud-ouest du beraquement en bois. On avait projeté de prolonger lés canalisations de cette longueur, mais pour raccourcir le trajet, on les a abouchées plus haut (derniers travaux en cours).
Sur la canalisation entre les points situés à 320 m. et 340 m. du sondage est branchée une dérivation utilisée en hiver pour le rechauffemerit d'huile dans un bassin de l’usine.
Le tube qui aboutit au baraquement se divise en deux, dont l’un traverse la Seltz, de telle façon qu’au besoin l’eau puisse être refroidie sans qu’il soit nécessaire d'ajouter à l’eau thermale, des eaux froides tirées de la surface.
L’eau non utilisée par les bains est évacuée dans la Seltz par un tuyau de trop plein.
Au débouché de la tuyauterie de 500 m. de longueur partie enterée partie sur terre, M. Fénelon ingénieur des Mines et M. Hoffmann, géologue de Pechelbronn ont mesuré la température et le débit de l’eau, à plusieurs reprises. {ls ont d’ailleurs constaté que l’eau n’était soumise à aucune opération de décantage, ni de gazéification. -
ACER Er
Echantillonage
Les premières données sur la non-variation de la composition d’une eau minérale peuvent être obtenues, ainsi que l'indique (1) M. Guillerd par Yétude de la température et de la détermination de la conductivité électrique.
À la tête du sondage, la température a été prise plusieurs fois depuis 1910 et sauf une valeur donnée par Czako n’a pas montré de très grandes variations.
Date Température Auteurs Avril 1910 6° __ Frésenius Avril 1913 67°5 (!) Czako Maï 1920 ose Lepape Décembre 1929 65° Mesures personnelles Janvier 1930 65 Mesures personnelles
Au débouché de la tuyauterie les mesures ont donné le résultat suivant:
Date Température Auteurs Air Eau 16. XII. 24 2° 51° 174 Fénelon-Hoffmann 8. XIT--25 Je 51° Fénelon-:1offmann 206. XI: . 29, +8 Des Fénelon-Hoffmann 23 LX11-26 «4.1/2, 51° 2/10 Mesures personnelles
Là aussi les températures 5e sont montrées pratiquement invariables.
Nous n'avons pas de mesures de conductivité qui auraient été prises sur un long intervalle de temps en dehors de celles que nous donnons sur
ce tableau.
(1) Guillerd, Annales d'Hygiène 1924 p. 492 et 520,
RM ee
Date Conductivité 27. XI. 29 Eau transportée à 20° 0,0181 23. XII. 29 Eau transportée à 20° 0,0166 121 50;:Eautransportée-a720° 0,0148 31. IL 30 Eau chaude au griffon 63° 0,0178
Les échantillons d’eau sur lesquels nous avons fait des mesures au laboratoire ont été prélevés dans des ballons de verre Pyrex, refroidis rapidement dans un mélange refrigérant de glace et de sel,
bouchés et cachetés.
Notons que ces mesures de conductivité sur divers échantillons n’ont pas été comparables. Cela peut tenir en partie aux conditions de prélèvement, mais nous pensons que l’eau peut subir des modifications et n’être pas toujours identique à elle-même.
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tude physico-chimique (1)