‹ Contribution à l'Étude des Eaux sulfurreuses de DigneChapitre 5 sur 20 · GROUPE SECONDAIRE · texte numérisé non relu

GROUPE SECONDAIRE

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| | Triasique .

RÉUDE ee" \ Muschelkalk Werfénien .

Digne et ses environs se trouvent sur la partie supérieure du trias, des voûtes brisées et entr'ouvertes, nous montrent les gypses et les cargneules du keuper, et de chaque côté toute la série infraliasique. Ces gypses s'aligaent suivant une certaine direction en rapport avec une dislocation du sol. Leurs caractères stratigraphiques furent méconnus

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pendant longtemps, Pareto, Scipion Gras, les regardaient comme une transformation des calcaires Jjurassiques due à des phénomènes chimiques intenses.

En 1861 Hébert après avoir reconnu leur origine sédimentaire, découvrit au-dessus d'eux, dans les premières couches calcaires qui recouvrent les gypses associés à des argiles, l’avicula contorta, qui fit confondre ces couches dolomitiques et gypseuses avec le trias supérieur.

Dans la région de Digne, le trias n'est représenté que par des argiles et des calcaires magnésiens de couleur variée, des gypses et des cargneules appartenant au keuper; le musckelkalk n'est pas visible.

Le lias se prête exactement aux divisions natutelles établies dans le nord de l’Europe. Le lias inférieur se montre parfaitement et la gryphée arquée apparaît à deux niveaux.

Le lias moyen de la région peut se décomposer en cinq groupes (1).

19 Calcaires bréchiformes. Sans fossiles.

20 Calcaires marneux. Sans fossiles.

30 Calcairès compacts à gryphœa cymbium.

4 Marnes à ammonites margaritatus.

50 Calcaires gréseux à ammonites spinatus.

La surface du lias supérieur et du lias moyen est très tranchée, le calcaire est irrégulier à sa surface et très dur.

C'est au pied des escarpements formés par les cal-

(1) Garnier : Bulletin Société de Géologie, 1872.

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caires compacts du lias moyen, dans des bancs tres durs, rougeâtres extérieurement, gris foncé à l'intérieur,et conte-ant de nombreux rognons de silex noirs que surgissent les eaux sulfureuses.

En 1905, la ville de Digne devenue propriétaire de l'établissement thermal, chargea M. Zürcher, l'éminent ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, de pratiquer une série de sondages au point d’émergence des sources et de fournir un rapport sur les moyens d'en opérer le captage.

Après l'étude consciencieuse à laquelle il se livra et qu'il accomplit avec cet esprit de méthode que nous lui connaissons il s'exprimait ainsi : «

NOTE SUR LE MODE D'ÉMERGENCE DES SOURCES THERMALES DITES «LES EAUX CHAUDES » OÙ « LES BAINS DE DIGNE.

Description du site des ’Bains de Digne ‘‘

Les sources thermales des « Eaux Chaudes » ou des « Bains de Digne », se trouvent environ à trois kilomètres environ de Digne, dans le vallon de même nom, au point où la pente de ce vallon, jusque-là relativement minime, augmente assez brusquement en même temps que le thalweg change de direction pour atteindre la région dominée par la Barre des Dourbes, par des circuits obliques à la pente générale du sol. Le terrain se relève subitement en ce point pour former un site pittoresque, dominé par

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