NE
dl
è S A cr A
DEC A 3} a] > : ; D raie aprroxtinezti) des eaux dans Es cxfixiren Du Rias mn opus (9 F c
Trajet approximatif des eaux dans les calcaires du Lias moyen
Une évaluation de l'épaisseur de ces sédiments est difficile à préciser à cause de la variabilité des divers niveaux, mais on peut cependant admettre qu'ily a à peu près 700" de couches Jurassiques au-dessus du Lias moyen et que le Crétacé a environ 85c à 900", au total des deux nombres précédents, soit 1550 à 1600 ", il faut ajouter encore une centaine de mètres de grès tertiaires, et on arrive ainsi à évaluer à 1700 environ la profondeur à laquelle le Lias existe sous le Massif des Trois-Evêchés.
A cette profondeur, en admettant que la température croisse de 1° centigrade par 30 M, on peut calculer qu'il règne une température de 569, et il est par suite possible de concevoir que la déperdition de chaleur, durant un long trajet qui peut atteindre une trentaine de kilomètres, dans des couches dont la
hope
température descend jusqu'à 10° ou 12° seulement (température moyenne de la région), ramène les eaux à un peu plus de 40°.
Quelque satisfaisante que puisse paraitre cette explication, on peut la mettre en parallèle avec celle qui représenterait simplement les sources de Digne comme les dernières manifestations du volcanisme de la région. L'existence des sources de Gréoulx, de composition analogue à celles de Digne, émergeant dans un terrain tout à fait différent et en un point où la théorie du réchauffement par syphonnement est très difficilement applicable, est un argument de réelle valeur en faveur de l'explication volcanique.
La température indiquée plus haut, soit un peu plus de 400, a été observée dans les griffons dégagés jusqu'au rocher ; il est probable que lorsque Île captage aura été fait avec toutes les précautions désirables, et notamment opéré à l'abrides influences extérieures, on pourra arriver à recueillir les eaux à une température sensiblement la même partout et atteignant un maximum qui sera peut-être un peu supérieur à ceux observés jusqu'ici.
Au début des récents travaux de recherche. les sources captées provenant de plusieurs petits grifons, étaient d’un débit relativement faible : 75 litres par minute environ, alimentant huit baignoires. Une salle de douche contenait une couche d'eau chaude constamment renouvelée dont on voyait mal l’origine et le départ. Dans une cavité rocheuse utilisée comme étuve, on observait une petite émergence aqueuse dont la température atteignait et dépassait même
no
419, etc'était là le point où la chaleur était la plus forte.
On voyait enfin s'écouler, d’une sorte d'aqueduc venant de dessous l'établissement, une quantité d'eau importante, à température notablement supérieure à celle des sources de la région quiest de 12° environ. Cette eau paraissait venir de sources dont autrefois une partie s'écoulait par une fissure du rocher en amont de l'établissement.
Profitant de la possibilité d'abaisser le niveau de captage des sources sans préjudice pour l’utilisation des eaux, il a été permis de créer dans la masse d’alluvions et de remblais situés au-devant de l’établissement actuel un appel situé à une altitude assez faible pour opérer l'isolement d’une partie importante des émergences d’eau chaude en attirant le courant principal des eaux moins chaudes, dont la température s’est fixée à 219 environ.
Cet appel énergique a ramené un écoulement dans la fissure de rocher située en amont de l’établissement, et en remontant encore la fouille d’appel on a pu arriver au griffon des eaux moins chaudes et laisser s'écouler dans la fissure un courant régulier d’eau normalement chaude débitant près de deux litres par seconde. Il est d’ailleurs probable que cette fissure, et celle qui se montre au fond de Ia cavité dite « Caverne des Couleuvres » représentent les deux principales voies de remontée des eaux. En même temps, l’eau ne s’écoulant plus dans l'aqueduc intérieur, on voyait y aboutir des eaux chaudes venant de la Douche et de la piscine dite de Saint-
RE Re
Gilles, bassin d'eau chaude qui servait à alimenter la douche par des pompages lors des périodes de débit minimum des eaux.
Enfin, un travail persévérant a permis d'isoler finalement une dernière source venant de la piscine dite « Notre: Dame », en avant de la « Caverne des Couleuvres ».
Les débits observés dès l'abord ont subi depuis l'exécution des travaux des variations en plus ou en moins qui se sont compensées; par exemple la source de la douche a baissé de 30 litres à 9 litres, tandis qu'augmentait la source en amont de l’établissement, de telle sorte que ces variations peuvent être certainement considérées comme l’établissement d’un équilibre qui paraît actuellement à peu près définitif.
Les oriffons reconnus sont énumérés dans la liste ci-après indiquant l'évaluation des débits des sources chaudes et tièdes.