‹ Contribution à l'Étude des Échanges Nutritifs dans la TuberculoseChapitre 72 sur 90 · I. -— Corpulence. — Adiposité. — Excitation catalytique · texte numérisé non relu

I. -— Corpulence. — Adiposité. — Excitation catalytique

La corpulence est diminuée d'une façon constante, dans la tuberculose pulmonaire chronique, etson degré décroît régulièrement avec les progrès de la maladie.

A la première période, sur 10 malades, nous n'avons trouvé qu'une seule fois la corpulence nettement supérieure à la normale (1,12 obs. n° 8): il s'agissait d’une femme dont la tuberculose remontant à une année, avait été très améliorée par la suralimentation et le repos, et présentait depuis quelques jours seulement une nouvelle poussée, au moment de notre examen. Le malade qui fut l’objet de l'observation n° 3, avait aussi une corpulence un peu forte (1,01); mais il était aussi en traitement à lhôpital depuis 18 mois, et il avait augmenté de 15 kilogrammes Les haïit autres malades nous ont donné pour la corpulence des valeurs nettement inférieures à l’unité (0,96, 0,95, 0,94, 0,90, 0,88, 0,87, 0,84, 0,72). Par suite donc, alors même qu'il n’est pas très manifeste, l’amaigrissement est pourtant la règle dès la première période de la tuberculose.

A la deuxième et troisième périodes, nous n'avons pas noté une seule fois sur 15 malades, une corpulence supérieure à 0,83; son degré se maintient, en général, autour de 0,70, mais 1l peut descendre au taux très inférieur de 0,62. Comme

certains individus peuvent avoir eu, avant de devenir tuberculeux, une corpulence très supérieure à la moyenne, de 1,40 par exemple, on voit clairement qu’ils n’exagèrent en rien lorsqu'ils affirment avoir perdu la moitié de leur poids depuis le début de leur maladie.

L’adiposité est le rapport entre la quantité de graisse renfermée dans le corps d’un individu et celle que renferme le corps d’un sujet de même taille supposé normal. Dans la corpulence, l’homme réel est comparé à l’homme moyen; dans l’adiposité il est comparé à l’homme normal. Par suite la corpulence et l’adiposité ne sont pas rigoureusement parallèles :

Au premier degré, sur 10 malades, nous avons trouvé trois fois l’adiposité supérieure à l’unité (1,86, 1,26, 1,12), mais

toujours dans des proportions assez faibles, puisque l’adipo-

sité peut s'élever jusqu’à 12 dans l'obésité la plus accentuée. Dans les sept autres cas, l’adiposité a varié de 0,90 à 0,76.

À la deuxième et à la troisième périodes l’adiposité décroit régulièrement, comme la corpulence, mais plus rapidement que cette dernière. On sait, en effet, que l’amaigrissement amoindrit avant tout les réserves graisseuses : La plus faible corpulence que nous ayons notée était de 0,62; l’adiposilé est tombée à 0,40 dans le même cas.

Du fait de l’amaigrissement, la quantité de l’albumine fixe chez les tuberculeux, est fatalement diminuée, mais dans des proportions moindres que la graisse: Pour À kilogramme d’amaigrissement, le tuberculeux perd en effet 210 grammes de graisse et 141 grammes d’albumine. La surface du corps décroit aussi, puisqu'elle est fonction, comme nous l’avons déjà rapporté, et de la valeur plus faible du segment

A P < anthropométrique TE et du tour de taille, qui est naturelle-

ment aussi diminué. Mais la surface du corps chez le tuber-

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