I. — Tuberculeux au premier degré
0,763 88 0,83 86 0,70 98 0,83 71 0,84 74 0,81 75 0,76 80 0,69 sl 0,78 SL au troisième degré :
PAR 2% HEURES nn 2 | |
en ardt
A ne considérer que l’ensemble des 26 cas qui ont fait l'objet de ce travail, et pour lesquels ont été établis près de 300 rapports azoturiques, il se dégage la conclusion bien nelle, que le coefficient d'utilisation azotée est abaissé au cours de la tuberculose (0,78 au lieu de 0,85). Pour chaque période en particulier la moyenne reste à peu près semblable (77 à la première et à la seconde périodes, 79 à la troisième).
Le rapport one. est plus élevé dans les heures mati-
Az. Tot.
nales que dans les heures de la journée (79,2 contre 76,3 à la première période; 79 contre 78 à la troisième). Il semble que l’organisme du tubereuleux soit devenu incapable d’utiliser complètement les aliments ingérés; il les livre aux émonctoires dans un état d'élaboration imparfaite.
A la première période, le rapport azoturique est donc abaissé dans la moyenne des cas. Mais certains tuberculeux présentent des valeurs voisines de la normale et remarquablement constantes (Obs. n° 1, 3 et 4): ce sont ceux chez lesquels la santé générale est bonne, et dont la nutrition se fait suivant le type physiologique. D'autres, au contraire, oscillent dans des limites très étendues (0bs. n°%2,5, 6) : l’élaboration azotée chez ces malades est tantôt satisfaisante et tantôt imparfaite, ce qui implique évidemment déjà des altérations nutritives profondes.
A la deuxième période, les cas plus favorables s’écartent peu de la moyenne (Obs. n°° 13 et 15); les autres offrent des rapports ou constamment faibles (n°5 12 et 17), ou voisins de la normale, mais alors l'élévation paraît attribuable à la
fièvre (n° 14).
A la troisième période, la moyenne du coeflicient azoturique est un peu plus élevée qu'aux deux autres périodes (19 contre 77). Cette anomalie ne peut s’expliquer que par l'existence de la fièvre (Obs. n° 19 et 24); M. Bouchard a
Vs
noté de mème que dans la tuberculose pulmonaire fébrile le poids de la molécule élaborée est abaissé.
Les tuberculeux apyrétiques à ia troisième période (n° 18, 20 et 21) fournissent des coefficients de valeur faible ou se rapprochant de la moyenne lorsque l'état général demeure satisfaisant, malgré le degré des lésions pulmonaires.
Les indications fournies par la détermination du poids de la molécule élaborée sont de même ordre que celles du rapport azoturique; elles dénotent que Fa matière azotée se détruit suivant. une modalité imparfaite, qu'elle s'attarde à des stades intermédiaires sans pouvoir aboutir à une transformation complète et normale. Le poids moyen des 45 molécules déterminées par nous chez les tuberculeux aux diverses périodes, a été, en effet de 80. La molécule a été trouvée régulièrement moins grosse dans Îles heures matinales (19 à la première période), que dans le reste de la journée (88 à la même période). Cette différence persiste dans les périodes plus avancées de la maladie (78 et 81 à la deuxième période; 71 et 81 à la troisième); cette constatation a lieu de surprendre au premier abord, puisque les urines du matin (7 à 11 heures) ont été recueillies pendant l’apyrexie, et qu’on sait que la fièvre a pour effet d’activer les échanges nutritifs. Cette anomalie apparente est à rapprocher de celle de même ordre, que nous avons signalée à propos du rapport azoturique. Ainsi sommes-nous amenés à penser, que la fièvre chez les tuberculeux n'est pas le facteur le plus important d'où dépende le mode de destruction de l’albumine; la qualité de lPhistolyse est avant tout sous la dépendance des fonctions assimilatrices et digestives dont l'insuffisance ne permet pas aux phtisiques d'utiliser au maximum les aliments ingérés.
Tuberculeux au premier degré.
« Heure matinale. Heure moyenne.
Nombre de.cas.! .… . … . . . . 10 7 Poids moyen de la molécule. . 79 88 Poids le plus faible. . . . . . 67 75 Au-dessous de 70 . . . . .. 2 0 Atedessue de 80.7: . . 4 6
Un seul tuberculeux (Obs. n° 7) a présenté à la fois une destruction plus active et plus complète de la substance azotée. Le pronostic chez lui avait été noté d’autre part déjà favorable. Dans les autres cas, la qualité et la quantité de l’histolyse n’ont pas suivi une courbe rigoureusement parallèle, fait sur lequel M. Bouchard a attiré depuis longtemps
l’attention.
Tuberculeux au deuxième degré.
Heure matinale. Heure moyenne.
Nombre de cas.-.11.. ., 2 7 7 Poids MOVeNn LU NE. «0. 78 81 Poids le plus faible. . . . . . 69 74 A'u=dessous de 70 . . . . . . 1 0 Au-dessus de SÛR € 2) 5
Les deux cas les plus favorables (Obs. n° 45 et 15) ont fourni des molécules sensiblement égales dans les heures matinales et moyennes (82 et 77; 76 et 75), 1l est remarquable que la molécule soit même moins forte dans l’heure moyenne que
dans l’heure matinale.
Dans tous les autres cas, la différence se fait dans l’ordre
inverse, comme nous l’avons déjà indiqué.
Tuberculeux au troisième degré.
La détermination de la molécule n’a été faite comparativement dans les heures matinales et dans les heures
moyennes que dans trois cas; le poids a toujours été infé-
rieur le matin (78, 73 et 66 contre 81, 95 et 73). L'observation n° 24 concerne un tuberculeux arrivé à la dernière période de son mal, puisque les analyses ont été poursuivies jusque dans les dernières heures avant la mort. Le rapport azoturique a été trouvé notablement élevé (0,88, 0,87, 0,84) et la molécule, déterminée pendant deux jours, est d’un poids normal (68 et 73).
Hémoptysie. — Le rapport azoturique a été trouvé très inférieur (0,70, 0,66); la molécule comparée n’est pas grosse (77 et 68), mais le malade présentait une température de 40 degrés.
Granulie. — Le rapport azoturique a été trouvé inférieur, surtout dans les heures matinales (0,76, 0,75, 0,70); la molécule est assez forte (78 et 80), surtout si on prend en considération l'élévation de la température, voisine de 40 degrés.
IT. — Volume des UÜrines.
Avec la plupart des auteurs, nous considérons le volume de 1,200 à 1,500 centimètres cubes comme normal; de 1,500 à 1,800, les urines sont abondantes; de 800 à 1,000 rares; de 1,000 à 1,200 peu abondantes; au-dessus de 2 litres il y a polyurie; au-dessous de 800 centimètres cubes, oligurie.
Tuberculeux au premier degré.
Nômbre de Malade RE 10 Urines rares TE CO SES RE À Quantité normale CARE 3 Urines abondantes PRE PER CENT 3 POITUrIE SE 7 ue Ne a et ee 3
À la première période de la tuberculose, les urines sont done de volume noïma., ou supérieur. Le régime lacté ne nous à pas paru avoir d'influence marquée sur la polyurie; la-phosphaturie n’est pas non plus associée à la polyurie.
Nous avons noté une seule fois un volume d’urine très Consi-
dérable (5 à 6 litres), dont la cause semblait être la dégénérescence amyloïde du rein (Obs. n° 10).
Tuberculeux au deuxième degré.
Nombre de malades . : 2 ftegil cl ahnts 7 AT RERO RS ER el Cfomerr 1 A ee nt Des D ie 2
ER ADO A NES pres er Le er M EX RUE MEL LERP Ur 2 Pons nel ins Gi prllartens rés 2
A la deuxième période, les urines sont donc fréquemment diminuées de volume (3 fois sur 7), mais la polyurie s’ob-
serve encore assez souvent (2 fois sur 7).
Tuberculeux au troisième degré.
Hombre de/malades le: 4 © . , 1. se 4. « 7 D Ge ec roc gba) RES LE BTE LUXE 2 rat 4 > + peu abondantes / MIS ds MONA AUS EUL 3 = de quantité NOFMAIE 4... - ..- . .. . EE
A la troisième période, la diminution de volume est la règle.
Après l’hémoptysie (Obs. n° 25), les urines sont rares, ce qu’expliquent à la fois et la quantité restreinte des boissons absorbées et la fièvre concomitante de l’hémoptysie.
Volume des urines dans les quatre heures matinales :
Il est très variable suivant les individus et aussi suivant la période de la tuberculose. La quantité émise est en moyenne d'environ 300 centimètres cubes; elle est souvent supérieure à la première période, et habituellement inférieure à la troisième.
L’infusion de thé a déterminé chez certains malades une polyurie bien nette, sur laquelle ils attiraient d’eux-mêmes l'attention (Obs. n° 2, 5 et 8).
IV, — Résidu fixe.
On peut évaluer, assez approximativement du reste, d'après la densité, le poids des matériaux solides en dissolution dans une urine, en multipliant par le coefficient 2,26 les deux derniers chifires de la densité.
Nous avons pris la densité de chaque échantillon d'urine, dans les heures matinales et dans les 24 heures; nous pouvons donc par là même connaître le poids approché du résidu fixe. Mais pour la détermination de la molécule élaborée moyenne, nous avons dû procéder d’une façon plus rigoureuse, et, au ‘ moins deux fois par chaque tuberculeux, nous avons déterminé le poids des matières en dissolution par la pesée, après évaporation à froid dans le vide, en présence de l’acide sulfurique. En utilisant ces deux méthodes, nous avons pu dresser le tableau suivant, qui indique la moyenne des résultats pour les cinq jours d’analyse.
Résidus fixes par vingt-quatre heures.
PREMIÈRE PÉRIODE DEUXIÈME PÉRIODE TROISIÈME PÉRIODE SE — Re Os. n° 1.| 60 grammes. [OBs. n° 41.| 50 grammes. [OBs. n° 48.1 50 grammes. — V.|MbIME= —101271#500e — A9. 435 — an Ed — MOTTE — 90.1 45 — — 4.| 65 — lt ar re — — 91. 5 — — 6.] 65 — TO O0 — 22.1 55 — 00" E60 — 16.1 35 — — 93.| 60 — — 1 — —., 47. 45 — =. DNS
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Après l’hémoptysie (Obs. n° 25), le résidu fixe est tombé à