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Nous avons essayé d’ordonner et de grouper les notions multiples qui peuvent nous guider, nous aidant pour cela de l’étude des 286 observations qu’a bien voulu nous confier le Docteur Dieudonné et qui, recueillies par lui, s’échelonnent sur une période de 15 ans (1909- 1926), nous aidant aussi d’une importante bibliographie, mais qui certes ne peut pas avoir la prétention d’être complète tant sont nombreux les travaux d'auteurs autorisés ayant traité du pneumothorax artificiel.
De ces documents nous nous sommes efforcé d’extraire le maximum de connaissances concernant la question qui nous intéresse et bien modestement, nous devons reconnaitre que cest à ce qu’ils hous ont appris beaucoup plus qu’à notre expérience personnelle qu'est
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dû le meilleur de ce travail.
un pneumothorax artificiel, encore faut-il qu’il ait été
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Il nous à paru logique d’ordonner cette étude d’après les élapes normales du traitement. Avant d'entreprendre décidé et, sans nous égarer dans la question de ses indications au moins devons-1ous dès ce moment essayer de nous faire une idée de ce que sera son évolution future. Les conditions cliniques dans lesquelles il a été créé retiendront donc d’abord notre attention.
Le degré de réalisation du pneumothorax nous arrêtera ensuite, car, de l'étendue de la bulle gazeuse et partant de ses possibilités d’immobilisation de l’organe malade, dépendra en partie aussi le pronostic.
Le traitement se poursuivant,des complications pourront apparaître, il nous faudra dire lesquelles et démêler
leur influence sur le résultat final.
La technique de création, et plus encore peut-être celle d'entretien, pourront influer heureuseusement ou non sur la marche du traitement. La durée de celui-ci, les conditions de vie du patient enfin, sont aussi des* facteurs de très grande importance qui viendront s’ajouter aux autres, et dont il nous faudra tenir compte.
C’est en suivant ces grandes lignes que nous traiterons le sujet, mais avant de aborder, il nous faut préciser encore certains points indispensables à sa clarté.
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Ce ne peut être en effet que la destinée du malade qui nous fixera sur les effets de la méthode dans les cas divers où elle aura pu être mise en œuvre, et par analogie, nous aulorisera à présumer de Pavenir dans un cas superposable.
Ainsi que nous venons de le dire, nous avons eu en mains l’histoire de 286 opérés, il va de soi que leur sort ne fut pas le même à tous et ceci nous a amené à les classer suivant ce qu’il advient d'eux en: guéris, ameliorés, stationnaires, aggravés et décédés, afin de pouvoir constituer des statistiques utiles. Chacun de ces groupes répond aux caractéristiques qu’en donnent la plupart des auteurs.
Les guéris sont ceux qui ont retrouvé la possibilité de reprendre sans danger une vie normale. Leur pneumothorax peut être arrêté depuis plus ou moins longtemps, il peut être entretenu encore, mais chez eux, l’état général s’est complètement restauré,la température a retrouvé sa stabilité, les forces sont revenues suffisantes pour permettre au malade de faire la preuve d’une résistance physique réelle. L'expectoration est tout à fait nulle ou si elle persiste quelque peu, des analyses répétées ont montré que depuis plusieurs mois elle n’était plus bacillifère.
Chez certains peuvent exister encore des images radiologiques ou des signes stéthacoustiques anormaux, mais nous savons que ceux-ci ne sont pas incompatibles avec une guérison complète et solide.
Parmi eux enfin, beaucoup ont pu reprendre des occupations souvent pénibles, il est des femmes même chez qui la grossesse a êté parfaitement supportée.
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En résumé : ce sont ceux chez lesquels il ny a plus trace ni d'évolution, ni d’activité lésionnelle, et cela depuis un temps suffisant pour qu'ils aient pu faire la
- preuve de leur retour complet à la sante.
Chez les améliorés, ou bien la guérison quoique probable est encore trop récente, ou bien les apparences n'en scnt pas totales. Dans ce dernier cas c’est généralement l’expectoration bacillifère incomplètement tarie qui nous les fait ranger dans cette catégorie ; chez la plupart, il est à prévoir qu'elle finira par disparaître, car chez eux elle est le seul vestige qui persiste d’une activité lésionnelle.
Si nous nous résumons encore, ce seront : ‘des queéris trop nouveaux ou des malades chez lesquels l'état évolatif des lésions pulmonaires a élé complètement enrayé, sans que cependant leur activité ail pu étre éteinte tout à fait encore.
Les stationnaires n’ont retiré de l'intervention que le bénéfice d’un temps d’arrêt dans la marche de Ja maladie. Sans s’ageraver sensiblement, ils semblent piétiner sur place, les symptômes morbides s'étant bien peu amendés. {n'y a chez eux régression nelte ni de l’activité ni de l’état évolutif.
On peut espérer pour quelques-uns, bien rares, qu’ils finiront par avoir le dessus, la plapart deviendront plutôt des aggravés pour qui la maladie suivra inexo: rablement son cours du fait de l’inopérance du pneumothorax, d’une bilatéralisation sans recours, ou de tout autre complication.
Bien entendu, ce classement ne peut. compter que