‹ Contribution à l'Étude des Embolies et PhlébitesChapitre 23 sur 36 · RES · texte numérisé non relu

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tions d’aération, de lumière, de température et de désinfection de nos locaux. >

Pourtant, certains chirurgiens ont constaté, contrairement à tous ces principes, que chez les malades opérés à la campagne le nombre des phlébites est moins élevé que celui rencontré dans les services hospitaliers et en clinique privée.

Ducuing remarque d’autre part que les phlébites chirurgicales apparaissent en période de surcharge opératoire. Nous n’avons jamais eu de surcharge hospitalière, et si à un certain moment de l’année tous nos lits sont occupés, il nous reste toujours un service de 24 lits prêts à fonctionner en cas d'événements graves.

II. —— INFLUENCE DES TRAUMATISMES . LOCAUX EN RELATION AVEC LA TECHNIQUE OPÉRATOIRE.

I y a déjà longtemps, Mayer préconisait, au cours des interventions, la moindre traumatisation des tissus et une hémostase aussi parfaite que possible, les traumatismes favorisant les modifications des parois vasculaires, soit par tiraillement, soit par compression, soit par des ligatures.

Szathmary évite les ligatures en masse. Chalier supprime les compresseurs métalliques sur les jambes; fait curieux, on a vu Lindemann et Chalier s’élever contre la position de Trendelenburg; Jayle en arrive même à conseiller la suppression de la valve sus-pubienne.

Ces précautions étaient sans doute exagérées.

I n’en est pas moins certain que par ces manœuvres se produit un trouble de l’équilibre neuro-sym-

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pathique sans qu’il soit facile de déterminer s’il y à inhibition ou excitation; parfois même, les deux actions peuvent se superposer. On connaît l'influence de ces traumatismes directs sur les anses intestinales ou sur le mésentère ; l’ablation de ces grosses tumeurs serait un facteur important par les troubles qu’elle provoque dans la pression abdominale et par là même sur la circulation générale.

Enfin, il ne faut pas négliger de prendre toutes les précautions opératoires possibles. On s’efforcera de diminuer les nausées et les vomissements pour mettre au repos la paroi abdominale et le champ opératoire. Il faut ménager la graisse sous-cutanée, éviter les traumatismes, laver la plaie avant sa suture pour dissoudre les graisses libres : principes imprescriptibles de la bonne technique opératoire qui ne commencent pas avec l'intervention chirurgicale, ni ne finissent avec elle. Faudra-t-il donc être aussi pessimiste que Mayer et quelques auteurs, et conclure avec eux que, hors la technique opératoire correcte, il n’existerait pas de prophylaxie efficace.

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