III. —— INFLUENCE DE L’ANESTHÉSIE
Parmi nos 52 cas, deux malades n’ont pas subi d’anesthésie (une réduction de fracture et un néo utérin non opéré); les autres, nous pouvons les répartir en trois catégories :
Ether, 29, dont 17 embolies, 18 phlébites, 10 déces.
Rachi-anesthésie, 19, dont 11 embolies, 8 phlébites, 5 décès.
ne
Loco-régionale, 2, dont 1 phlébite, 1 embolie, 2 décès.
Le choix de l’anesthésique ne paraît donc pas avoir d'influence sur l’apparition des phénomènes emboliques post-opératoires.
Si nous avons une proportion plus élevée d’accidents après la rachi-anesthésie, il est juste de remarquer aussi que ce mode d’anesthésie a été surtout employé au cours des interventions sur l’abdomen (hernies et gynécologie); or, ce sont celles où les incidents post-opératoires sont considérés comme les plus fréquents.
La durée de l’anesthésie ne semble pas non plus devoir influencer ces accidents; ils peuvent même survenir après des opérations d’une durée minime. comme nous avons pu le constater.
Quant aux modifications sanguines imputables à anesthésie (viscosité, hypoglobulie, variations de la tension artérielle et veineuse), on ne saurait les incriminer de provoquer des accidents emboliques que l’on voit se déclancher après des anesthésies très bien supportées.