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tats des recherches thérapeutiques déjà entreprises par quelques auteurs:
1° Les Professeurs Leriche et Lamare tentent l’infiltration à la novocaïne (10 cc.) du ganglion stellaire avec des résultats très encourageants.
2° L’injection de sulfate d’atropine, inhibitrice du vague, en même temps que l’administration du chlorhydrate d’éphédrine retardent la mort post-embolique.
A côté de ces perturbations neuro-végétatives, d’autres expériences portent sur l’équilibre humoral:
Polypeptides (Pierre Duval, Léon Binet, et Grégoire).
L’alcalose (Villaret et Justin-Besançon).
Les substances histaminiques (Hungar, Grossior).
Aussi tout en restant fidèle à la thérapeutique sédative classique il faudra peut-être accorder une plus grande part à ces nouvelles thérapeutiques que nous permettent d'envisager les recherches récentes.
La phlébite et l'embolie sont-elles sûrement
une maladie opératoire ?
On a rapporté déjà de nombreuses observations où ces accidents sont survenus en milieu chirurgical sans que les malades aient subi aucune intervention. Plusieurs cas fatals d’embolie pulmonaire ont été signalés chez des malades à la veille du jour où ils auraient dû être opérés. Si le fatal événement avait tardé un jour de plus on aurait tenu l’opération pour responsable.
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Ces faits pourraient suggérer que les cas opératoires ont en quelque manière un rapport avec les cas nonopératoires. Ainsi l’embolie post-opératoire doit être, dans certains cas au moins, une coïncidence qui n’a réellement aucun rapport avec l’opération.
1° Cette complication serait peut-être en préparation et parfois même en évolution silencieuse au moment où est pratiquée l’intervention, ce qui expliquerait l'extrême rapidité de son apparition, parfois 24 où 48 heures après (deux cas signalés par Fiolle 24 et 18 heures après et voir aussi notre Obs. 2). Nous avons également le souvenir d’une malade convoquée pour être opérée et ayant fait une embolie avant de se présenter. On pourrait relater plusieurs cas analogues.
2° Il est enfin un autre point qui intéresse souvent la responsabilité du chirurgien: peut-on opérer une personne qui a eu une phlébite six mois ou un an auparavant? Il faut certes s’entourer de toutes les précautions, ne pas négliger les moindres tests cliniques et humoraux et se souvenir que l’acte opératoire peut venir réveiller une phlébite masquée. Sur deux mala- .des opérées par nous dans ces conditions, l’une n’a fait aucun accident mais l’autre a refait une embolie six mois après la prémière.
3° Certains états phlébitiques latents ne trouventils pas leur point de départ dans l'affection qui a nécessité l'intervention? Cette éventualité est particulièrement fréquente au cours d’affections telles que les fibromes avec leurs microphlébites presque constantes; ainsi il Y aurait intérêt à opérer les malades
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atteintes de fibromes même celles qui auraient eu antérieurement une phlébite.
Nous pouvons donc conclure que l'infection, qu’elle soit exogène ou endogène, semble jouer un rôle indéniable mais elle ne paraît pas être le seul facteur. Il reste encore bien des inconnues à ce problème.
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