‹ Contribution à l'étude des Epithéliomas primitifs du Vagin bas-situésChapitre 20 sur 22 · OBSERVATION XXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIII

Cancer de la paroi vaginale postérieure. Opération par la méthode d'Olshausen et Dubhrsenn combinées. {Friedl-Wiener Klin-Wochensch 1896. Résumée)

50 ans, nullipare, pertes rouges conlinuelles depuis 3 semaines et douleurs abdominales violentes. Pesanleur rectale,

Sur la paroi vaginale post. à 3centimètres de la vulve, tumeur convexe à l'intérieur du vagin, plane du côté du rectum, muqueuse rectale mobile, |

Ori Col el culs-de sac normaux.

Excision par voie vaginale.

La malade sort guérie sans qu'on en ait d'autres nouvelles.

OBSERVATION XXIV Cancer de la paroi postérieure du vagin (Mariani. Gazella degli ospedali 1899. Résumée)

65 ans, 4 enfants, pertes fédides hémorragiques depuis 4 mois, démangeaison généralisée à tout le vagin.

Anorexie. Amaigrissement.

Au toucher on constate une lumeur située sur la paroi postérieure du vagin,partie inférieure et movenne, dure, grandeur d'une pièce de 5 livres, très mobile sur le rectum. Le reste du vagin et le col paraissent normaux. Pas de ganglions.

Excision, la malade sort guérie.

Les suites éloignées ne sont pas connues.

OBSERVATION XXV Cancer de la paroi postérieure du vagin (Gill 1901. Lancet. London. Résumée)

30 ans, perles quelquefois colorées, douleurs, quelques hémorragies après le coit.

A deux pouces à l’intérieur du vagin, excroissance en forme de choux-fleur grosse comme une noix environ, nellement circonscrile. Rectum mobile. Au delà de la tumeur le vagin est De sain ainsi que le col; quelques Sandi aux deux aines

Extrpation de la tumeur par incision circulaire. Extirpalion des ganglions.

Récivive très rapide au niveau de la cicatrice.

Ad —

OBSERVATION XXVI Epithélioma de la face postérieure du vagin

De Beule. Bulletin de l'Académie royale de médecime de Belgique 1910—Résumée!

72 ans, plusieurs enfants.

A la face postérieure du vagin, immédiatement au dessus de l’anneau vulvaire : ulcère cratériforme,grand comme une pièce de cinq franes, à pourtour induré. Hémorragie à répélion ayant débuté depuis trois mois, symptomes dirritation rectale, rectum infiltré, ganglions dans les 2 aines.

Curage préalable des régions inguinales. Puis grande incision en raquette, partant de la symphvse sacro-iliaque gauche pour se bifurquer à là pointe du Coceyx et circonscrire en même temps l'anus et l’entrée vaginale. Fermeture en bourse des ouvertures anale et vulvaire. Résection du Cocevx et du 1/3 inférieur du sacrum. Libération et section du rectum entre 2 champs. Secüon du vagin entre 2 champs posés au ras du col, fixaion du rectum dans angle supérieur de la plaie sacrée. Matrice abaissée et sulurée par sa collerette vaginale dans l’angle antérieur de la brèche périnéale.

Cicalrisation rapide : au bout d'un mois lopérée était sur pied.

Pas de récidive trois ans après.

Le cancer était un épithélioma pavimenteux ;il n'existait pas d'infiltration cancéreuse des ganglions inguinaux énuclées.

OBSERVATION XXVII Epithélioma de la paroi antérieure du vagin (Bourgeot : Thèze de Lyon 1907.—Résumée) Veuve CG... 39 ans, pertes blanches depuis 2 ans, ne

présentant de l'odeur que depuis quelques temps, pertes rouges depuis 2 mois, pas de douleurs, entre à la charité le 19 janvier 1907.

Toucher: on trouve sur la paroi antérieure du vagin, à sa partie inférieure, à 5 centimètres environ de la vulve une ulcération reposant sur une base indurée. Le cul-de sac vaginal et le col ne sont pas atteints. Intervention. 24 janvier 1907. Colpo-hystérectotiiie périnéo-abdominal. Recherches des ganglions négative. Pas de récidire 6 mois après.

OBSERVATION XX VIII Epilliélioma de la partie moyenne de la face postérieur: du vagin.

(Bourgeot, thése de Lyon 1907.—Résumée)

50 ans, veuve, pas d'enfants, pas de fausse couche, pertes blanches. Chaque examen provoque des pertes de sang.

Toucher: on constate sur la parot postérieure du vagin au niveau du 1/3 moyen une ulcéralion lomenteuse, friable, saignant facilement, reposant sur un pourtour induré. Le cul-de-sac postérieur et col de l'utérus ne soni pas atteints, le rectum n'est pas infiltré.

Intervention le 28 juin 1906. La laparotomie transversale, hystérectomie lotale; à gauche le tissu cellulaire para-vaginal est envahi profondément, La libération et l’exérése du néoplasme est alors dificile, l’opération n’est pas satisfaisante et la possibilité d’une grefle opératoire est envisagée.

Récidive, À an après, ilexiste un noyau cancéreux sous-muqueux ainsi qu'une ulcéralion sur la cicatrice.

CONCLUSIONS [. — Si l'épithélioma primitif du vagin esl rare, bien plus rare encore est l'épithélioma bas-situé. EL. — Il siège de préférence au niveau de la paroi

postérieure du vagin.

I revêt la forme papillaire ou la forme nodulaire.

LL. — C'est en général un épithélioma pavimenteux lobulé ou tubulé ; on a cependant signalé quelques cas d'épithéliomas à type exlmdrique.

La propagation se fait en général du côté de la vulve, de la vessie et du rectum.

Les mélastases sont rares.

IV. — Hémorragies, écoulements vagimaux, douleurs à localisations et irradiations diverses, troubles des fonclions de la vessie ou du rectum en sont les principaux symplomes.

V. — Les complications sont fréquentes, el parmi elles la grossesse en est une des plus importantes.

VI. — Le pronostie est des plus sombres. C'est le plus grave de tous les cancers, les récidives sont rapides.

VIE. — Dans les cancers limités, Pablation par voie

vaginale après périnéolomie transversale parait être la méthode de &hoix.

Dans les cancers infiltrés avec propagation au tissu cellulaire sous péritonéal et au rectum, on tentera quand la chose sera possible c-à-d si le néoplasme n’est pas Lrop étendu,la résection du rectum et du vagin avec ou sans l’'ulérus par le procédé abdomino-perinéal de Himmelfarb ou la voie para-sacrée de de Beule.

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