OBSERVATION V
Petite insuffisance hépatique se traduisant par des troubles digestifs précoces, de la somnolence post-prandiale, une éruption urticarienne généralisée. de l’hyperhydrose chez un homme de 32 ans, œnolique moyen, à région vésiculaire sensible, ayant présenté de petites hémoptysies à répétition. Aucun signe d’évolutivité. Bacilioscopie négative. Bacillose fibreuse probable.
Expectoration gélatineuse et fortement tigrée. Fragilité sanguine.
B... Oscar, 32 ans, maçon.
Le malade entre dans le service pour affection pulmonaire chronique et pour dyspnée et asthénie progressive.
Dans les antécédents : Rien de particulier.
Personnellement : Rougeole ; varicelle ; scarlatine à 23 ans. Il nie la spécificité. Œnilisme moyen. 2 litres par jour. Depuis la guerre, le malade présente chaque hiver des épisodes pulmonaires caractérisés par de la toux, de l’expectoration abondante et par de la fièvre. L'hiver dernier, il présenta de plüs à 4 ou 5 reprises de petites hémoptysies, et depuis le malade dit avoir maigri de 8 kgs.
A l'examen : Malade apyrétique, en apparence bien portant, cependant visage un peu amaigri. Il tousse et expectore des crachats gommeux fortement tigrés.
Aux poumons : On trouve dans les deux poumons une respiration particulièrement soufflante. Il existe en outre, disséminées dans toute leur étendue, des sibilances qui ne s’accompagnent d'aucun autre râle. |
C’est en vain, en effet, que l’on recherche particulièrement aux sommets un foyer de râles qui traduiraient
l’imprégnation tuberculeuse ; tout se borne à cette respiration soufflante et à ces râles sibilants diffus.
Le foie est un peu douloureux à la palpation.
Rien de particulier au cœur ni au système nerveux. Pas de B. K. dans l’expectoration.
Malgré l’absence de signes pulmonaires en foyers, le début insidieux, la température subfébrile, les hémoptysies semblent bien traduire un processus bacillaire fibreux probable.
Le malade est envoyé à Lonchène.
Le malade revient dans le service pour la deuxième fois le 27 mars 1930.
Il était sorti bien rétabli de Lonchène, mais il revient pour une éruption cutanée, apparue il y a 2 jours. Mercredi 26 mars, au cours du repas du soir, le malade s’est aperçu qu’il présentait au niveau du pli du coude une petite éruption en plaque de couleur rose pâle, ne déterminant pas de prurit. Au cours de la nuit, il eut une indigestion caractérisée par des douleurs stomacales soulagées par des vomissements et par une légère diarrhée.
Le jeudi 27 mars, il constata une éruption bien nette au niveau du cou, de la tête puis généralisée à tout le corps ; il se sentait très abattu et asthénique. Vers midi il se mit à présenter brusquement une bouffissure de la face et des poignets avec sensation de chaleur dans ces régions. Il est alors entré à l’hôpital.
A l'examen : Malade présentant un œdème des mains, des pieds et de la face, surtout au niveau des lèvres et des paupières ; la conjonctive gauche est injectée ; il y a du larmoiïement, pas de photophobie. Sur tout le corps, notamment au niveau des membres inférieurs, on voit un érythème composé d’éléments surélevés parfois confluents, parfois limitant des espaces de peau saine, de couleur rouge ou rose, très prurigineux, au niveau des extrémités et du cou. |
Cette éruption ressemble à celle de l’urticaire. Le ma-