CONCLUSIONS
1° Les fièvres typhoïdes du cheval constituent un chapitre encore discuté de la pathologie vétérinaire.
Les divergences de vues ne pourront disparaître que lorsque la collaboration répétée du praticien et du laboratoire aura conduit à une connaissance plus complète du sujet.
2 Au point de vue pathogénique, le mode de transmission de la maladie par l’étalon et le rôle des fourrages artificiels sont particulièrement utiles à connaître.
3° [1 existe une forme clinique particulière de fièvre typhoïde à localisations pulmonaire et rénale : la grippe équine.
4 Cette variété ne paraît pas justiciable du traitement au sérum camphré.
5° Ce dernier mode de traitement doit être soumis à des expériences de contrôle avant d’être considéré comme le traitement de choix de toutes les fièvres typhoïdes.
6° L'action du sérum polyvalent de Leclainche et Vallée associé au sérum antistreptococcique semble être très précieuse. =
7° Le praticien qui se trouve devant une épizootie de fièvre typhoïde doit, pour réussir, connaître à l'avance complètement toutes les études cliniques et thérapeutiques relatives aux fièvres typhoïdes.
Puis, il doit se livrer à un examen approfondi de tous ses malades, afin d'apprécier la nature du terrain pathologique sur lequel il doit agir ; il pourra alors instituer un trai-
tement répondant véritablement aux besoins cliniques. Ge traitement comportera des constantes se rattachant à l’allure symptomatique de l'affection et des variantes répondant aux nécessités du tempérament de chaque sujet. Il aura toujours présent à l’esprit cet aphorisme de Landouzy : « Il n’y à pas que des maladies. 11 y a des malades ».
Vu : Le Directeur de l’École Le Professeur Vétérinaire de Lyon, de l’École Vétérinaire, CH. PORCHER. - ,J. BASSÉT.
Vu : Le Doyen, Le Président dela Thèse, J. LEPINE. D: F. ARLOING..
Vu et permis d’imprimer :
Lyon, le 3 décembre 1925.
Le Recteur, Président du Conseil de l’Université, :