DIAGNOSTIC
Le diagnostic des formes urinaires pures de l’appendicite rétro-cæcale va donc se présenter de la facon suivante dans la pratique courante :
ILs’agit de crises successives de pyélonéphrite.Ces signes attirent seuls l’attention, les signes appendiculaires sont entièrement cachés.
On pratiquera d’abord un examen complet des voies urinaires avec cathétérisme urétéral et pyéloscopie du côté injecté. C’est ainsi que l'on éliminera toute cause locale d'entretien de cette pyélonéphrite et que l’on rejettera les diagnostics de : rétention rénale ou vésicale, tuberculose ou calcul du rein, polype vésical.
Toutes ces causes étant rejetées on recherchera la cause d'entretien de cette pyélonéphrite du côté de l'intestin étant donnée la grande fréquence du syndrome entéro-rénal décrit par Heitz-Boyer. Or l’appendicite rétro-cæcale étant une des causes les plus fréquentes, à notre avis, de ce syndrome, on pratiquera l'examen de la région appendiculaire avec le plus grand soin.
S'il s’agit d’une hématurie monosymptomatique
le diagnostic sera également délicat. Si l’hématurie est douloureuse, si elle est apparue à la suite d'un effort, d’un voyage, d’une fatigue quelconque on pensera d’abord à la lithiase rénale et tous les examens cliniques et radiologique (radiographie, pyéloscopie) seront pratiqués dans ce but.
Si au contraire l’hématurie est peu douloureuse ou indolente, c’est tout le diagnostic des hématuries rénales qui se discute. L'examen clinique complet permettra d'éliminer les 3 grandes causes d’hématurie rénale, à savoir : le cancer, la tuberculose, la lithiase rénale, On saura également éliminer les causes moins importantes telles que hématuries des pyélonéphrites, du rein mobile, du rein polykystique. Mais avant d'aboutir au classique diagnostic de néphrite hématurique qui cache souvent une ignorance plus ou moins réelle de la cause de l’hématurie on pensera à pratiquer un examen systématique de l'intestin et de la région appendiculaire.
Quant aux formes douloureuses, leur diagnostic est encore plus délicat. En présence de douleurs lombaires le problème se pose de savoir s'il s’agit d'une affection rénale, appendiculaire, côlitique ou vertébrale. |
D'une façon générale la douleur d’origine rénale apparaît comme étant en rapport avec un spasme du bulbe urétéral. Dans la côlique néphrétique c’est ce spasme qui est douloureux et non la migration du calcul, ainsi que l’ont montré les travaux récents de MM. Legueu et Fey. De même dans le rein mo-
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bile il n'y a de phénomènes douloureux que si la ptose entraîne un spasme urétéral. On voit donc l’intérêt chez ces malades de pratiquer une pyéloscopie qui permettra de faire le diagnostic d’intégrité de l'appareil urétéral et d'orienter vers la région malade : l’appendice.
En conclusion, lorsque chez un malade souffrant du côté droit et se présentant comme un urinaire vrai, les examens de spécialité montreront l'intégrité de l'appareil urinaire ou devra penser à l'appendicite rétro cæcale et :
1° Rechercher la douleur au point de Mac Burney c'est un signe qui est constant ;
20 Pratiquer une radioscopie du côlon qui permettra d’une part d'éliminer les lésions non appendiculaires mais coliques ou épiploïques génératrices de troubles urinaires, et d’autre part de situer exactement le point douloureux.
Ces signes radiologiques de l’appendicite rétrocæcale sont bien connus : ce sout 2 points douloureux.
Un point situé au-dessous de la valvule iléo-cæcale à la base d'implantation de l’appendice.
Un second point, situé au-dessus du précédent le long du bord interne du cæcum.
C’est en présence de ces signes cliniques et radiologiques nets que l’on sera en droit d'affirmer l’appendicite rétro-cæcale et de pratiquer l’intervention.
En effet, il ne faut pas vouloir accorder aux formes
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