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de la rotule était incalculable. Nous avons dit aussi qu'aucun d’entr'eux ne réalisait sûrement l'idéal de la guérison. |
Nous aurons donc à faire, au point de vue du traitement une énumération, quelques descriptions et un choix. Nous ferons ce choix uniquement parmi les appareils qui, ayant été appliqués sous nos yeux dans les hôpitaux de Lyon, nous ont paru donner des résultats favorables. C’est à la description de ces appareils de choix que nous nous réservons de donner le plus d’étendue. Nous insisterons notamment sur l'application du moulage plâtré tel qu'il a été pratiqué par M. le professeur Ollier, ou de ce moulage plâtré modifié, et sur la méthode encore peu appliquée en France de la#suture des fragments, Cette suture’ qui, comme toutes les conséquences du pansement listérien, a d'abord été appliquée à l'étranger, tend à prendré rang dans les opérations de la chirurgie française, et M. le professeur Poncet, qui a eu l’occasion d’en pratiquer trois à Lyon a bien voulu nous encourager à entreprendre ce genre de travail.
En raison même de la rareté de cette opération jusqu'ici nous nous étendrons sur l'historique en recherchant les auteurs qui l'ont pratiquée jusqu'à ce jour.
À la suite de consolidations vicieuses gênant
la marche, peut-être pourrait-on être autorisé à pratiquer cette suture enréséquant la partie fibreuse du cal. Une opération de ce genre a été pratiquée par M. le professeur Porcet pendant qu'il suppléait M. le professeur Desgranges à la clinique de l'Hôtel-Dieu. C’est le seul cas de ce genre qui soit venu à notre connaissance. Nous regrettons de n’en pas posséder l’observation détaillée; l’énonciation du fait nous a cependant paru importante.
Maintenant, qu'il nous soit permis, en terminant cette introduction de remercier de sa bienveillance notre président de thèse, M. le professeur Berne, MM. les professeurs Ollier et Poncet, et Melemdocteur Levrat/"aprésénde la Faculté, pour le bienveillant concours qu'ils ont bien voulu nous apporter.
Causes et mécanismes
Les fractures dela rotule nesont pastrès fréquentes. Ainsi dans les relevés de Malgaigne faits à l'Hôtel- Dieu de Paris, de 1806 à 1808, et de 1830 à 1837, sur 2238 cas de fracture, on ne trouve que 45 cas de fracture de la rotule. Hippocrate et Galien n’en parlent pas, et sans les avoir méconnus. Paul d’Egine (de acte medendi, lib. II, cap, 310) les connaissait et les disait rares. « Patella raro frangi solet. » Cette opinion se retrouve dons les auteurs anciens Albucassis, Vesale et Guy de Chauliac.
Ce n’est que plus récemment que l’étude de ces fractures a été faite ; mais un nombre tellement considérable d'ouvrages a été publié sur ce sujet, que nous ne voulons pas y insister davantage.
Les fractures de la rotule peuvent se diviser en fractures verticales ou longitudinales, et en fractures transversales : Nous ne nous occuperons que de ces dernières.
Les fractures transversales reconnaissent pour causes : tantôt un choc direct, tantôt une contraction musculaire. À ces causes purement occasionnelles s'ajouteront comme nous l'avons dit, certaines causes prédisposantes ; nous examinerons d’abord isolément les deux causes occasionnelles : choc direct et contraction musculaire, puis nous constaterons qu'il existe souvent une combinaison de ces deux ordres de causes.
Les causes directes sont : soit une chute, dans laquelle 1a rotule a porté à terre, soit un choc produit par un corps extérieur, animé d’une vitesse plus ou moins grande. Dans ces deux cas, il est un fait constant, c'est que la rotule se trouve prise entre une puissance et une résistance ; ce qui variera, ce sera la situation du membre qui sera tantôt dans l'extension, tantôt dans Îa demi-flexion, tantôt dans la flexion forcée. Pour nous rendre compte de la façon dont se brisera la rotule dans ces différents cas, il est donc nécessaire d'envisager sa situation par rapport aux OS Voisins, qui constitueront nécessairement [la résistance contre laquelle viendra se briser la rotule.
Par sa face postérieure la rotule dans son ensemble est concave de haut en bas, et convexe transversalement. Elle répond donc à la poulie femorale par une courbure en sens inverse (Berger).
Dans l’extension forcée simple ou forcée la face postérieure de la rotule se trouve appliquée sur le méplat cartilagineux légèrement concave qui réunit les deux condyles fémoraux ; et le bord interne de la rotule dépasse en dedans le condyle fémoral. Dans