DIAGNOSTIC
Bien que les fractures du métacarpe se présentent le plus souvent avec les symptômes classiques que nous leur avons décrits tout à l'heure, elles passent souvent inaperçues ; d’abord parce que à la suite des contusions ou des chutes sur la main on oublie trop souvent de faire une exploration complète; ensuite parce que les malades ne se décident habituell:ment à venir consulter le médecin que lorsque leur main est tuméfiée, et par suite difficile à explorer. Aussi est-ce souvent par hasard, et fongtemps après l’accident causal, que le clinicien fait le diagnostic rétrospectif de fracture, à cause de l’existence d’un cal plus ou moins exubérant et génant. Aujourd’hui cependant le diagnostic prévu est toujours possible, du moins dans les grandes villes, grâce à la radioscopie ou à la radiographie qui en cas de doute tranche la question.
Quoi qu'il en soit, la fracture du métacarpe peut être confondue soit avec une luxation, soit avec une simple contusion. | |
La confusion avec la luxation n’est pas possible lorsque le mélacarpien est lésé au voisinage de sa partie moyenne ; mais elle est souvent très difficile à éviter lorsque le mé-
tacarpien est brisé soit au-dessus de sa tête, ce qui est
déjà rare, soit au-dessous de sa base, ce qui est tout à
fait exceptionnel. La crépitation, la mobilité anormale ; et en l'absence de ces deux grands symptômes, l’intégrité des mouvements articulaires ; le raccoureissement et la déformation moindres, permettront au clinicien d’éliminer l'hypothèse d’une luxation et de se prononcer franchement pour une fracture.
Quant au diagnostic différentiel avec la contusion simple, il est généralement très facile pour peu que le médecin ne veuille se donner la peine de bien examiner son malade. D'ailleurs dans les cas rendus difficiles à cause de l’existence d’une turméfaction considérable, la marche de la blessure ne tarde pas à éclairer le diagnostic. Au bout de quelques jours en effet ; les phénomènes de la
contusion s’amendent et la douleur disparaît ; dans la fracture au contraire, la douleur persiste en se localisant sur un des os du métacarpe, et la main reste impotente. De plus il n’est pas rare que l’un des signes pathognomoniques de la fracture, tel que la mobilité anormale ou la crépitation qui avait manqué au début ; se montre au ‘bout de quelques jours et vienne lever tôus les doutes.
Les difficultés du diagnostic deviennent particulièrement grandes, si la fracture est incomplète et si elle est fissurique. Dans ce dernier cas, on ne peut guère faire qu’un diagnostic probable, en se fondant sur la sensation de craquement au début, et sur la persistance de A’impotence fonctionnelle et de la douleur qui reste toujours
bien localisée, Nous signalerons sans insister le diagnostic différentiel
hypothétique de la fracture de l’extrémité inférieure des
mélacarpiens avec les disjonctions épiphysaires. Nous rappellerons simplement que dans ce dernier cas la crépitation au lieu d’être osseuse est contagieuse, et que le sujet jeune ne doit guère avoir plus de quinze ans. D’ailleurs peu importe la confusion puisque le traitement est le même, | '}
Ce n’est pas tout, une fois le diagnostic différentiel fait, il faudra rechercher à quelle variété de fracture on a affaire ; ce qui sera facile d’après le commémoratif.
Il faudra également bien qu’elles soient rares, songer aux complications possibles. Nous avons suffisamment insisté sur celles-ci au chapitre précédent pour n’avoir plus
à y revenir ici.
10 x 2 RU PRONOSTIC.
À Le Pronostic est le plus souvent bénin, car générale- | B- ment la consolidation se fait d’une manière heureuse dans :
x un délai de vingt-cinq à trente jours, et les fonctions de “ Ja main sont complètement conservées. AREAS à
5 . Lesdifférentes complicationsque nous avons énumérées ; Re tout à l’heure sont fort heureusement ia ;lupart très ra- 5 res ; cependant quelques-unes d’entre elles sont particu- * liérement à redouter ce sont des douleurs persistantes, À 1 Der une impotence fonctionnelle prolongée; une arthrite des à articulations carpo-métacarpiennes où métacarpo-phalan- % giennes etc., complications d'autant plus pénibles, que les blessés sontle plus souvent des ouvriers qui peuvent êtres 7 - obligés de renoncer pour longtemps à des travaux ma-
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__- nuels qui constituent leur gagne-pain,