OBSERVATION VIII
Fracture du 5° métacarpien. Th. de Couturier, 1852.
C... du ??* de ligne entre au Val-de-Grâce, le 20 janvier 1851, salle 28, ne 10.
Il y a six jours, en descendant un escalier de la caserne, cet , hornme a glissé et est tombé sur le côté droit. Le poiguel à, porté Sur la face dorsale et le burd cubital a porté sur l'angle de la marche, Au moment de l'accident, douleur vive, er gourdissement du bras, pas de sensalion de craquement ; peu d’instants après tuméfaction s'étendant à Loute la ‘ace dorsale de La main de manière à gêner notablement les mouvements. Des compresses imbibées avec de l'alcool camphré ont été appliquées à la caserne.
Dès le deuxième jour Le gonflement a diminué mais pas assez
- pour permettre l'exploration. Le quatrième jour seulement fe fragment du cinquième métacarpien à été reconnu, Exploralion faite à l’hôpital: on trouve très près de j'articulation métacarpo-phralangienne, de la mobilité, de la crépitation, une lésère saillie. Les fragments sont taillés en biseau, le plus long : recouvre le fragment articulaire.La main é‘ant garnie à droite des attelle s de carton sont appliquées, l’une à La face palmaire, l’autre à la face dorsale, le tout à l'aide du gantelet dex-
triné:
Le 12 février. — Trente jours se sont écoulés depuis l'accident,
on lève l’appareil, il y a légère saillie du cal. Le 15. — Consolidation de la fracture. Saillie imperceptible,
rétablissement complet des mouvements du petit doigt.
OBSER VATION IX
Fracture du troisième métacarpien. Th. de Couturier, 1852.
Esch... 24. de ligne, entré au Val-de-Grâce le 20 décembre
1850. Le blessé rapporte que dans la soirée du 19 décembre, en descendant les escaliers de la caserne, il faillit faire une chute qu’il prévint en se retenant à une barre de fer carrée qui sup-
porte la rampe. Dans l'effort qu’il fit, la commissure qui unit
l'indicateur au médius de la main gauche vint heurter violem-
ment contre la barre de fer. A l'instant, il éprouve une vive douleur, puis la main gauche se gonfia.
Le 20. — Voici l’état de ce blessé à la visite de M. Larrey. La main gauche est gonflée et présente une ecchymose de la face palmaire. Il y a peu de chaleur. Les mouvements des doigts sont faciles, ceux du médius provoquent de la douleur vers l’extrémilé supérieure dutroisième métacarpien.Les pouces du chirurgien étant appliqués l’un en avant, l’autre en arrière du point douloureux, les autres doigts répondant à la face palmaire de la main du blessé, on produit facilement à l’aide de pressions modérées, une crépitation violente et l’on fait saillir immédiatement au devant de l'articulation carpo-métacarpienne, le rebord tranchant du fragment supérieur.
La main malade est placée sur un Coussin incliné, de manière
qu'elle soit plus élevée que le coude, les doigts à demi fléchis.
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RER» qui permet au malade de se promener.
+. fracture, Sorti le 48 janvier.
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