‹ Contribution à l'étude des fractures des métacarpiensChapitre 6 sur 40 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire des fractures des métacarpiens remonte fort loin, puisqu'on trouve déjà dans les œuvres d’Hippocrate et de Paul d’Egine, d'assez bonnes descriptions de ces fractures qui sont même alors traitées avec beaucoup de bon sens. Toutefois les auteurs des siècles suivants semblent avoir absolument dédaigné la question qui nous occupe, et ce n’est quère qu’à l’époque d’Ambroise Paré que celle-ci fut reprise de nouveau et étudiée sérieusement, surtout au point de vue thérapeutique. Cest ainsi que Ambroise Paré recommandait vivement, si lon voulait obtenir une quérison parfaite, de n’immobiliser la main malade, qu'après avoir mis les doigts en flexion, Fabrice de Hilden, soutenait une opinion analogue.

Plus tard, Albucasis (De chirurgia, arabte et latine, curà,J.Channing, liber I, p. 573), et Heister (Fractures de la main, Chirurgie, t. I, p. 395 et 396), s’occupèrent également surtout du traitement des fractures des métacarpiens, mais au lieu de préconiser toujours comme Jeurs prédécesseurs, l’immobilisation de la main avec flexion des doigts, ils ne conseillaient la flexion que dans les cas où le déplacement se faisait en avant, et conseillaient au contraire l'extension, lorsque le déplacement se

faisait en arrière.

Sue Prius

Enfin Benjamin Bell, (Cours complet de chirurgie, trad.

par Bosquillon, t. VI, p. 50, Paris, 1796) à la fin du dix-

huitième siècle, écrivait également un long chapitre sur le traitement des fractures de la main, et préconisait un appareil assez compliqué qui immobilisait non seulement les doigts et la main, mais encore l’avant-bras.

A partir du commencement de ce siècle, on étudie les fractures des métacarpiens, non plus seulement au point de vue thérapeutique, mais encore au point de vue clinique et étiologique. Citons à ce sujet les remarquables travaux de Sabatier (Journal complémentaire des sciences médicales, t. XLII, p.188, 1832), Dapuytren (Gaz.des hépit., p. 75, 1893 ; Fracture par contre coup du quatrième métacarpien de la main gauche), Cooper (Fracture de la tête des os du métacarpe, ARevues chirurgicales trad. par Chassaignac et Richelot, p. 185, 1837), Petrequin, (Mémoires sur lés fractures du métacarpe, 2 comptes-rendus de l’Acad. des sciences de Dijon, p. 130, 1841- 42) Velpeau (fractures du métacarpe : Lecons orales de clinique, t. II, p. 543, 1841), Lamaëéstre (fractures des métacarpiens, 2 Journal de chirurgie de Malgaigne, t. IV, p. 289, 1846), Corbel-Lagneau (frcture du premier métacarpien. /n Gaz. des hôpitaux, 1846, p. 527), Malqaigne, (Traité des fractures et des luxations, t. 1, p. 620, 1847),et enfin d’A//aire (fractures des métacarpiens. In Mém. de médecine militaire, 3 série, t. X, p. 47 et 112, 1868)1,%4

Parmi les thèses parues à cette époque, il faut citer celle de Couturier (th. Paris, 1852), dans laquelle sont

assez bien étudiées au point de vue étiologique,les fractu-

VAt =

res directes des métacarpiens, celle de Renault du Motey (th. Paris, 1854) qui eut surtout le mérite de bien démontrer l’existence des fractures indirectes ; et enfin, celle de Richon, thèse Paris, 1864).

Parmi les travaux modernes nous rappellerons surtout l'excellent article du professeur Le Dentu (Dictionnaire de méd. et chirurgie pratiques), celui de M. Rieffel dans le traité de chirurgie Le Dentu Delbet (t. IT), et enfin celui de M. Ricarddans le Traité de chirurgie Duplay et Reclus et enfin une excellente Revue de M. Plicque (Gaz. des hôp. 1893, n. 149).

La thèse de M. Barbé (th. Paris, 1883) est la seule thèse

moderne que nousayions à signaler ici,

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