OBSERVATION XIX
SouuLre. (Archiv. f. klin, chirurgie, Berlin, 1897.)
Le grenadier R..., pendant les manœuvres du 12 septembre 1896, en marchant dans un terrain argileux trempé par la pluie, éprouva des douleurs dans le pied gauche qui augmentèrent pendant le retour au quartier, éloigné de 7 kilomètres, qu’il franchit sur une route dure. Le 14 septembre ne peut marcher que sur le talon et le bord externe du pied. Tumeur très prouoncée sur le dos du pied à la hauteur du deuxième métatarsien, Le dos du pied gauche était luisant et d’une rougeur pâle et plus chaud que du côté opposé. Pas de trace d’épanchement sanguin. Sensibilité prononcée surtout au niveau du deuxième
métatarsien. Crépitation et facilité de provoquer des mouve-
ments anormaux. Mobilité surtout perceptible lorsque, après avoir
soutenu le talon, on appuyait sur la tête des métatarsiens, Pas de déplacement des fragments de l’os.
Traitement. — Compresses tièdes et repos au lit.
Le 30 septembre. — Diminution dela grosseur qui n’était plus que de la dimension d’un thaler : au niveau du deuxième métatarsien, on remarquait une épaisseur de 2 centimètres en forme de zigzag. Sous la pression, douleur moins forte; mais le malade devait éviter de toucher le sol avec la pointe du pied.
Le 30 octobre. — Le malade quittait le lit et pouvait mieux marcher. Le cal était devenu perceptible. L'épreuve radiogra-
phique du 21 octobre montre une virole osseuse de 18 milli-
86 = mètres de large et d’une épaisseur de 3 millimètres dans son milieu et se trouvant à 2 centimètres de l'articulation méta-
tarso-phalangienne. La fracture se fait remarquer au milieu du
cal par une ligne claire.
tillement sur la pointe des pieds pouvait s’exécuter sans malaise ;
Le 31 octobre. — R... n’avaitplus de douleurs, même le saula peau était encore comme voûtée, Le traitement avait duré
quarante-neuf jours, R... retourna alors au régiment. Le 31 janvier 1897.— Le malade avait repris son service depuis
trois mois, et le çal se montrait aussi visible qu'ayant cette
époque, OBSERVATION XX
Srecow., (Deutsch. milit. Zeitschr., 1897.)
Un fusilier au régiment, Alexandre, heurte avec la plante du pied une pierre en saillie. Torsion du pied en dehors ; pas de douleur au début; continue à marcher, Au bout d’un quart
d’heure, douleur dans le milieu de la plante du pied. Halte puis marche de deux heures ; rentre au camp, Tuméfaction.
Enveloppements froids. Aucun service pendant cinq jours quatorze jours d’infirmerie, La tumeur ne disparaît pas et la marche accroît la douleur. Le 15 juillet, entre à l'hôpital (17 jours après l’accident). OEdème du dos du pied au niveau des
deuxième et troisième métartasiens,
La peau n’est pas tendue ; pas de rougeur, La tuméfaction
paraît osseuse et un peu douloureuse à la pression. Radiographie : fracture du deuxième métartasien, Guérison
en bonne position,