‹ Contribution à l'étude des fractures isolées de l'extrémité supérieure du radiusChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

— Les fractures de l'extrémité supérieure du radius sont rares, elles le sont encore davantage si l’on considère uniquement les fractures isolées de cet os c’est-à-dire non associées à des lésions de voisinage.

— Les fractures isolées de l’extrémité supérieure du radius n’entraînent, habituellement, en dehors d’un gonflement rapide du coude, aucune attitude vicieuse. Ceci joint à la conservaion relative de certains mouvements, lorsque les lésions osseuses ne sont pas trop considérables, explique qu’à la suite d’un examen un peu superficiel on puisse être amené au diagnostic trop paresseux de simple contusion ou d’entorse. En cas de doute un examen radiographique établira les raisons d’un trouble articulaire qui ne fait pas à première vue ses preuves. Cliniquemeént, d’ailleurs, les troubles de la pronosupination doivent donner l'éveil.

— Au point de vue thérapeutique nous nous sommes crus autorisés à diviser les fractures de l’extrémité supérieure du radius en deux groupes

1°) Les fractures du premier groupe comprennent les fractures incomplètes de la tête et du col, les fissures et les fractures parcellaires de la tête sans dislocation des fragments, les fractures du col non déplacées. Toutes ces fractures réclament le traitement conservateur. À cause de la douleur, nous préconisons l’emploi de la gouttière plâtrée amovible qui calme les phénomènes algiques et n'empêche ni les infiltrations ni les séances de mobilisation classiques. Les résultats obtenus sont en général excellents.

2) Les fractures du second groupe sont celles qui s’accompagnent de déplacement des fragments ou de grosses lésions de la tête radiale, Ces fractures réclament dans l’ensemble le traitement sanglant auquel se rallient presque tous les auteurs : extirpation du ou des fragments déplacés, résection de la tête, reposition sanglante avec ou sans ostéosynthèse. Dans l’ensemble les résultats les meilleurs sont en chirurgie à l’actif des interventions précoces ; il n'empêche que les avantages obtenus par la méthode sanglante ne paraissent pas être très supérieurs à ceux acquis par le traitement orthopédique. Les fractures graves, même correctement traitées, entraînent une limitation du jeu du coude, particulièrement dans le domaine de la prono-supination, mais il est indubitable qu’un traitement bien adapté, suivi pendant longtemps d’une mobilisation bien dirigée et au besoin d’infiltrations anesthésiques suffisamment renouvelées est susceptible de réduire au maximum les séquelles fonctionnelles.

Vu, le Président de la thèse:

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