‹ Contribution à l'étude des Funiculites de castration chez le cheval: Indications thérapeutiquesChapitre 37 sur 39 · UÙ. O. par jour pendant 3 jours · texte numérisé non relu

UÙ. O. par jour pendant 3 jours

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Simultanément, on administre :

60 grammes de sulfamides par jour pendant 3 jours.

Les jours suivants, on mélange de petites doses de sulfate et de bicarbonate de soude (30 gr. à parties égales) à la nourriture. On prescrit des compresses chaudes sur les parties œdématiées; au bout de 20 jours, l'animal est

définitivement guéri.

L'analyse du pus n’a pas permis d'identifier le bacille de Scamort. Le seul résultat positif obtenu a été d'isoler un streptocoque qui semble capable de se développer aussi bien en aérobiose qu’en anaérobiose. Voici le détail des recherches effectuées :

Le pus a été ensemencé sur bouillon ordinaire, gélose inclinée, gélose ascite, sérum coagulé, bouillons anaérobies et gélose Veillon. On a réussi à éliminer un colibacille et à mettre en évidence, dans les bouillons anaérobies et sur les géloses ordinaire et ascite, le streptocoque.

Deux cobayes ont été inoculés avec une culture añaérobie de 24 heures, cette culture contenant, à en juger par les frottis effectués, du streptocoque et un petit bacille gram- ressemblant fort au perfringens.

— Le cobaye n° 1 inoculé avec 1 centicube de culture par voie intra-péritonéale est mort le lendemain, 24 h., après l’inoculation. Il présentait à l’autopsie une péritonite, mais les frottis effectués au niveau des divers organes n’ont pas permis de mettre en évidence le bacille de la nécrose. Les ensemencements anaérobies pratiqués à partir du foie ont montré un bacille gram— ressemblant fert au bacille de ScHMort, sans qu’il soit possible par la suite de l’isoler et de démontrer son existence par la

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culture pure et l’inoculation. Les ensemencements en gélose Veillon ont donné lieu au développement d’une culture ressemblant à celle du bacille de la nécrose avec de très abondantes colonies lenticulaires groupées à quelque distance de la surface de la gélose. Malheureusement, ces colonies n'étaient point seules et l’isolement tenté n’a pas donné de résultats. Le streptocoque a tou- Jours été retrouvé.

— Le cobaye n° 2 inoculé avec 2 centicubes de culture anaérobies de 24 heures, sous la peau. est mort 18 heures après. À l’autopsie, on remarquait un œdème rosé, très volumineux, de la péritonite; les frottis n’ont donné aucune réponse positive en ce qui concerne le bacille de SCHMORL, mais les ensemencements, tant en bouillons anaérobies qu’en gélose Veillon, ont donné des résultats identiques à ceux obtenus à partir du premier cobaye. L’anaérobie du type perfrigens a également été retrouvé. Lors de l’inoculation intra-péritonéale, on a pu noter une congestion très étendue des organes génitaux, en particulier du canal déférent.

En résumé, il semble bien là encore qu’on ait eu affaire au bacille de SCHMORL, mais la démonstration de sa présence n’a pu être faite.

Cette observation nous montre un cas de funiculite intra-inguinale accompagnée d’un phlegmon sous-péritonéal, ayaht partiellement régressé à un premier traitement à la pénicilline retard. La rechute est-elle due à des doses trop faibles ou maintenues trop peu de temps ? Il ne le semble point. Faut-il préférer à la pénicilline retard Îles injections régulièrement espacées ? Quoiqu'il en soit, on a pu observer une guérison totale après le deuxième

traitement,

Ode

OBSERVATION VII Funiculite intra-abdominale - Phlegmon sous-péritonéal. Cheval rouan, 2 ans, appartenant à M. F.…., Toulouse.

Castré le 15 novembre 1949 par les casseaux, qui sont enlevés le 23 novembre; le cheval est vendu Île 25.

Les jours suivants, apparaît un volumineux œædème du fourreau; l’animal est mis tout de suite au travail; ces troubles disparaissent. Mais, vers le 1° janvier 1950, un œdème se développe au niveau de l’aine gauche; la température augmente. Le 11 Janvier, le cheval est conduit à l’école nationale vétérinaire de Toulouse, où il est hospitalisé.

Le mercredi 11 janvier 1950, animal présente au niveau de la région inguinale gauche un abcès ponctionné au cautère. Il s'écoule de 1 litre à 1 litre et demi de pus, à partir duquel on effectue deux prélèvements. La température s'élève à 39°2. On injecte sous la peau de l’encolure 100 cc. de soluseptazine.

Le jeudi 12, un gros caillot de fibrine est enlevé au niveau de lorifice de ponction par lequel sourd du pus d’odeur fétide, légèrement sanguinolent.

À l'exploration rectale, on trouve très en avant, dans la moitié supérieure du flanc gauche (le bras étant enfoncé jusqu’au coude), une masse arrondie analogue à la calotte crânienne d’un enfant. En avant de la branche montante de l’ilium gauche, on sent nettement le cordon testiculaire épaissi, semblable à un gros boudin. L’anneau inguinal supérieur présente un empâtement marqué,

La température est de 39°4,

L'analyse d’urine permet de déceler la présence de 65 cg. d’albumine. On institue un traitement à la pénicilline, qui peut être schématisé comme suit :

Le vendredi 13, injection sous-cutanée de pénicilline en solution dans un solvant retard, aux doses suivantes : A 10 heures, 1.000.000 U. 0.

À 17 heures, 500.000 U. O.

A 24 heures, 500.000 U. O.

Le samedi 14 :

À 19 heures, 1.000.000 U. À 24 heures, 500.000 U.

Le dimanche 15 :

À 8 heures, 500.000 U. O À 12 heures, 500.000 U. O.

A 20 heures, 300.000 Ù. O.

co

Le lundi 16 :

À 8 heures, 500.000 U. O.

A 19 heures, 500.000 U. O.

Au total, nous avons utilisé 6.000.000 U. O. La température est tombée à 38°7. L’œdème a diminué, ainsi que la masse du flanc gauche, qui paraît pulsatile et fait songer à un anévrisme.

Les 17, 18, 19, la température est successivement de 38°5, 38°6, 38°6. On injecte quotidiennement, par voie sous-cutanée, 10 cc. d’électrargol. On poursuit le même traitement jusqu’au samedi 21. Ce jour, à l'exploration rectale, on continue à percevoir des pulsations au niveau de la masse interne encore diminuée de volume.

Le dimanche 22 et jusqu’au 25, on continue les injections journalières de 10 ec. d’électrargol. La température est tombée à 38°2; l’appétit revient,

DAg6e | L'analyse du pus a permis de déceler : :

— Des streptocoques, | — Un bacille gram—+ en amas peu différents de ceux du Preisz-Nocard, — Quelques gram—.

FIGURE 7. —- Schéma rendant compte de la disposition anatomique des éléments: pathologiques palpés à l'exploration rectale.

LÉGENDE. — 1. Coxal. — 2, Aorte postérieure. — 3. Artère iliaque externe gauche. — 4. Artère iliaque interne gauche. — 5. Artère iliaque interne droite. — 6. Artère iliaque externe droite. 7. Masse tumorale transmettant les pulsations de l'artère iliaque externe gauche. — 8. Boudin funiculaire. — 9. Anneau inguinal supérieur

gauche, — 10 Empâtement de cet anneau,

Len

Le jeudi 26 janvier, une nouvelle exploration rectale nous permet de constater une régression de la tumeur et un affaiblissement dans l’intensité des pulsations. La palpation plus facile nous amène à conclure qu'il n’y avait pas d’anévrisme; les pulsations de l’artère iliaque externe étaient transmises directement par la masse liquide de la tumeur qui les rendait synchrones du pouls. L'état général de l’animal semble bien meilleur; il s’écoule cependant un peu de pus au niveau de l’aine.

Le pronostic paraît s’améliorer.

Du 27 au 31 janvier, la température est de 37°9. L'analyse d'urine ne révèle plus de traces d’albumine.

Du 1” au 12 février, on administre de petites doses de sulfate et de bicarbonate de soude : 40 grammes à parties égales. La température se maintient aux environs de 38°; on applique des compresses chaudes au Dakin au niveau de l’abcès ponctionné le 11 janvier et qui suppure encore quelque peu.

Le lundi 13, à l’exploration rectale, on peut prendre avec la main la tumeur interne, devenue de la grosseur d’un œuf de poule. La palpation-pression au niveau de l’anneau inguinal supérieur donne lieu à l’écoulement de quelques gouttes de pus par la plaie de l’abcès. Le cheval, exercé au trot, ne présente aucun signe de boiterie.

Le mardi 14, température : 38°4. L'animal est repris par son propriétaire, qui le soumet à un régime léger durant une quinzaine de jours.

Après ce laps de temps, on peut constater une complète guérison,

Ce cas, intéressant par ses localisations à la fois graves et curieuses, aurait été considéré, jadis, comme pratiquement incurable par la thérapeutique médicale; l’intervention chirurgicale aurait été, pour le moins, très dangereuse; la pénicilline et la médication de choc ont abouti à une guérison certaine et rapide.

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