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La statistique de la Hanche normale

La hanche normale est soumise, dans la station debout, au travail le plus considérable, car avec une grande mobilité elle doit, dans toutes les attitudes, être capable de supporter la moitié du poids du corps ou ce poids tout entier, (station unipodale), sans que le jeu harmonieux de l’article en soit troublé.

Ces conditions de statique idéale dépendent :

a) de la forme des surfaces articulaires, b) de leur orientation l'une part rapport à l’autre.

a) La forme des surfaces est celle d’un segment de sphère : sphère pleine du fémur dans sphère creuse du cotyle. Leur concentricité est parfaite, d’où une. répartition égale des forces de pression sur toute leur surface, à condition toutefois d’admettre l’indéformabilité de ces extrémités osseuses.

b) L'orientation des surfaces dépend de celle des os qui les supportent.

Normalement, la tête fémorale supportée par son col a l'orientation que lui donne ce col, comme le cotyle a celle qui lui est donnée par l'os coxal.

En effet, si nous examinons la coupe d’une hanche, nous sommes frappés de la correspondance des travées osseuses qui, parties du col fémoral, aboutissent à la tête, et de celles qui, nées au niveau de la facette auriculaire de l’os coxal, aboutissent au cotyle. (Voir dans Testut, tome I, p. 316, fig. 331.)

C’est de cette correspondance que résulte l’indéformabilité, condition reconnue nécessaire plus haut.

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