CONCLUSIONS
I -—— Une hanche congénitalement désaxée est une hanche dont la malformation congénitale empêche les axes du cotyle, de la tête et du col d’être confondus comme sur une hanche normale.
II. — Au point de vue anatomique, le procédé de construction des axes ne permet pas de mesurer l’angle de déclinaison du fémur.
. Même avec cette imperfection, il permet de caractériser suffisamment la désaxation congénitale :
A) Relèvement de l'axe du cotyle, qui ne passe plus comme normalement par le cartilage en y mais au-dessus.
B) Bascule, par relèvement de son extrémité interne, de l’axe de la tête et du col.
c) Décentration des surfaces articulaires.
I. -— La physio-pathologie de la hanche congénitalement désaxée est complexe; cependant le jeu des forces articulaires se traduisant par une résultante appliquée au centre de la tête, et dirigée en haut et en dehors, permet de comprendre l’évolution anatomo-clinique de cette désaxation :
A) La perte des rapports des surfaces articulaires:
Evolution vers la subluxation, souvent.
— vers la luxation, plus souvent peutêtre.
—- vers la guérison, plus rarement.
B) La déformation de ces surfaces articulaires.
C) Les complications douloureuses sont également en rapport étroit avec la désaxation sans que l’on puisse affirmer, à l'heure actuelle, qu’elles en sont la conséquence immédiate. Ce sont : l’ostéochondrite, l'ostéo-arthrite déformante juvénile, le morbus cocæ senilis. É
IV: <= Le diagnostic clinique aboutira à mettre en relief un aspect évolutif de la désaxation; sous le nom de subluxation, de coxa valga congénitale, etc...
Le diagnostic précis de la désaxation se fera à la radiographie, sur le calque du cliché radiographique, où on aura pu mesurer commodément les angles et les axes. Si cette construction est devenue impossible du fait de trop grandes déformations articulaires, on devra rechercher du côté du cotyle les traces de Ia malformation primitive.
MONS Len
Cela doit nous permettre d’éliminer les hanches dont la désaxation est acquise et dont les deux variétés les plus importantes sont : la coxa valga et la coxa vara essentielles des adolescents.
V. — L'étiologie est, à notre avis, celle indiquée par Le Damany :
Cotyle resté dans sa forme fœtale : aplati.
Fémur resté dans sa forme fœtale : en coxa valga et antéversé.
Cette étiologie est commune avec celle de la luxation congénitale qui, elle, constitue une position anormale d'équilibre de la hanche.
La hanche désaxée ne mérite de qualificatif que tant que son degré d'évolution ne Fa pas amenée à cette nouvelle position d'équilibre, tant que physiologiquement dure le porte-à-faux.
VI. — La thérapeutique orthopédique doit être réservée à la correction du déplacement dans les articulations très jeunes. Cette correction est suivie de succès, car elle permet la réfection du toit du cotyle. Elle s’obtient par la mise en abduction de la cuisse sur le bassin et son maintien pendant un an.
Cette thérapeutique permet encore de faire céder momentanément l’élément douloureux.
Cependant, chez l’adulte, la persistance des douleurs devient une source d'indications, pour l’intervention chirurgicale : Formation d’une butée ostéoplastique au niveau du toit du cotyle.
VII. — Le terme de hanche désaxée réalise une synthèse d'ordre étiologique et, par conséquent, un effort vers une conception plus simple d'un ensemble de faits dont le point commun nous a paru étre le point
essentiel,