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vue clinique, sur le fait intéressant signalé par Abrami, Mme Bertrand-Fontaine, Lichtwitz et Fouquet, que les hémorragies peuvent précéder de plusieurs années l’apparition de la splénomégalie. Il peut donc y avoir des hémorragies digestives sans cause apparente qui, ultérieurement, se montreront des hémorragies d'origine splénique. C’est ce qui arriva dans un cas de Tzanck, Gutmann et Charrier où, une rate enlevée à la suite d’hématémèses répétées, se montra atteinte d’un processus tuberculeux. De son côté, Caroli a signalé l'existence fréquente de gastrorragies dans les splénomégalies modérées.
Nous n'insistons pas non plus sur le hémorragie digestives au cours des maladies du sang : hémophilie (P. Chevallier), hémogénie (Nobécourt, Liège et Grodnitsky). Le cadre de ces cas serait singulièrement élargi, si l’on y admettait toutes les hémorragies que l'on attribue classiquement à l’hypertension portale.
Il existe une catégorie de cas sur lesquels nous nous étendrons plus longuement : c’est celle des hémorragies digestives au cours des atteintes de l’appareil circulatoire. Les deux observations personnelles, que nous rapportons plus bas, concernent,
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en effet, des sujets qui ne présentaient aucune autre étiologie possible qu'une hypertension avec sclérose artérielle.
Un travail de Gonzalez Galvan, de 1931, étudie les rapports de l'hypertension artérielle avec les troubles digestifs et en particulier avec les hémorragies gastro-intestinales. L'auteur a rassemblé un matériel de 1.000 malades ayant consulté pour des troubles digestifs variés. Sur ces 1.000 sujets, il y avait 71 hypertendus, dont 19 présentaient, soit des hématémèses (13), soit des melaenas (6). Cette proportion de 19 sur 71 est supérieure à celle qu'on trouve chez des malades gastro-entérologiques non hypertendus.
D’après Degloz, comme d’après Nobécourt, Liège et Grodnitzky, l'hypertension juvénile serait un facteur étiologique important des hémorragies digestives chez les enfants.
Quant aux lésions vasculaires générales ou locales, leur rôle a été remarqué par divers auteurs. Nous n’insistons pas sur les varices de la muqueuse digestive classiquement invoquées : elles ont été observées dans 5,5 % des cas de Rivers et Wilbur. D'après Schatzki, on les verrait parfois aux rayons À. |
Les modifications artérielles constatées peuvent être divisées en deux catégories : les grosses lésions