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système nerveux dans l’étiologie des hémorragies digestives, il suffit de voir que ces dernières peuvent survenir à la suite d’affections neurologiques organiques. On connaît les crises gastriques « noïres » des tabétiques (Dalle) ; des hémorragies gastriques, au cours de lésions destructives des centres nerveux, comme l'hémorragie cérébrale, dans la compression du pneumo-gastrique (Nicolaysen, Carnot et Mlle Bruyère, F. Ramond, etc.). Nous verrons plus loin le mécanisme probable de ces hémorragies d’origine nerveuse.
On sait actuellement que le système nerveux végétatif viscéral fonctionne synergiquement avec tout un système humoral complexe, comprenant l'adrénaline, la choline, l'hormone hypophysaire et probablement une foule d’autres substances encore mal connues. C'est cette interaction neurohumorale qui joue un rôle considérable dans nombre de cas pathologiques appelés : déséquilibre neuro-Végélatif, choc hémoclasique, ete.
Le déréglement de ce système est bien connu dans les émotions. On sait qu'un seul choc émotif peut déterminer des troubles fonctionnels durables et même de véritables lésions organiques.
Mais d’autres perturbations analogues peuvent certainement jouer le même rôle. Grégoire a signalé, tout récemment, l'intervention du choc anaphylactique dans la pathogénie des infarctus de l'intestin, qui sont des lésions hémorragiques.
Des faits expérimentaux, sur lesquels nous reviendrons dans un instant, éclairent d’une façon particulièrement saisissante la pathogénie neurohumorale des hémorragies digestives.
Au point de vue purement clinique, il est certain que nombre de cas, classés dans le groupe confus des hémorragies hystériques, doivent être pris au sérieux. Après avoir écarté tout ce qui peut être mis sur le compte de la simulation ou même de la pathomimie inconsciente, il reste des cas où le système nerveux végétatif, associé à certaines perturbations humorales, peut déterminer des hémorragies authentiques. Nous verrons que ces mêmes facteurs interviennent vraisemblablement dans les phénomènes hémorragiques bien connus comme ceux de la fièvre typhoïde.
Les hémorragies de cause neuro-humorale peuvent être déclanchées par des toxines circulantes ou même simplement stagnantes dans un segment du tube digestif. Elles peuvent également survenir à la suite d’une irritation mécanique, génératrice de réflexes. Elles peuvent naître enfin à la suite d’ébran-